La Malaisie a engagé des discussions avec la F1 sur un retour permanent du GP de Malaisie à Sepang, mais le coût de l’épreuve et la place au calendrier restent deux obstacles.
Le Premier ministre Anwar Ibrahim a évoqué le sujet avec Stefano Domenicali, président et directeur général de la Formule 1. Ces premiers échanges ont eu lieu à l’occasion du retour ponctuel du championnat sur le circuit malaisien. Aucun accord n’en est issu.
Sepang a accueilli le GP de Bahreïn 2026, dont la délocalisation a permis ce retour exceptionnel. Cette course ne marque donc pas, à elle seule, le rétablissement du rendez-vous malaisien au calendrier. Elle a toutefois donné aux responsables du pays l’occasion de discuter directement avec Domenicali.
Le GP de Malaisie face au coût de son retour
« C’est trop tôt », a déclaré Anwar Ibrahim au sujet d’un retour durable. Le Premier ministre souhaite examiner le coût de l’organisation et les bénéfices que l’épreuve pourrait apporter à l’économie du pays ainsi qu’à sa population. Le dossier devrait aussi être discuté au sein du gouvernement.
L’enjeu dépasse la possibilité d’accueillir de nouveau des monoplaces à Sepang : les autorités doivent évaluer l’intérêt économique d’un engagement permanent. À ce stade, les discussions restent préliminaires et aucun accord n’a été conclu.
Le circuit a organisé le Grand Prix de Malaisie de 1999 à 2017. La hausse des coûts d’organisation avait contribué à mettre fin à cette première période. Ce précédent place la question financière au cœur de l’examen annoncé par le Premier ministre.
Une place difficile à trouver au calendrier
Même avec un financement, la Malaisie devra composer avec un calendrier déjà chargé. Les contrats des pays hôtes actuels doivent être respectés, tandis que plusieurs autres pays cherchent eux aussi à accueillir une course. Trouver une date pourrait donc être presque aussi difficile que réunir les fonds nécessaires.
Le retour ponctuel à Sepang a relancé les échanges. Pour qu’il devienne durable, il reste à trouver un financement et un créneau au calendrier. La seule tenue du GP de Bahreïn ne règle pas ces deux conditions.





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