Marc Márquez juge les conditions de piste acceptables au GP d’Australie, annulé le 25 octobre faute de pouvoir assurer une évacuation par hélicoptère médical.
L’hélicoptère médical au cœur de l’annulation
Après plusieurs reports, la course MotoGP à Phillip Island a été annulée sur fond de fortes pluies et de vents violents. La visibilité réduite empêchait l’hélicoptère médical de décoller. Les organisateurs ne disposaient donc plus du moyen indispensable pour transférer rapidement un pilote gravement blessé vers l’hôpital de référence.
Sur la plupart des circuits, une ambulance peut servir de solution de secours. Mais la distance entre Phillip Island et Melbourne imposait ici un transfert aérien. Pouvoir rouler ne suffisait donc pas à garantir la tenue de la course.
Après l’annulation, Marc Márquez a effectué deux tours de démonstration derrière la voiture de sécurité. Pour le pilote Ducati, le circuit lui-même n’était pas devenu dangereux.
« Les conditions étaient acceptables, mais malheureusement, l’hélicoptère médical n’était pas en mesure de décoller. L’annulation était donc liée à des raisons de sécurité », a-t-il déclaré lors de la retransmission officielle du MotoGP. « Nous étions prêts à courir, mais aujourd’hui, nous n’avons pas pu le faire. »

Ducati perd une occasion au championnat
Cette annulation clôt prématurément le chapitre de Phillip Island en MotoGP. Le tracé de 4,4 km doit céder sa place en 2027 à un circuit urbain remanié à Adélaïde. Márquez y conserve notamment le souvenir de sa victoire en course principale en 2024 et de sa pole position du 24 octobre.
L’Espagnol avait pris la tête du championnat à l’issue du sprint du samedi, après une bataille avec Jorge Martín. Victime d’une chute au huitième tour, le pilote Aprilia s’était fracturé le bras et avait été déclaré inapte à courir. Son absence aurait offert à Márquez une occasion de creuser l’écart dimanche.
Davide Tardozzi, directeur de l’équipe Ducati, reconnaît cette occasion manquée. À ses yeux, les conditions favorisaient Márquez, auteur de la pole avec 1,5 seconde d’avance. Il soutient néanmoins l’annulation.
« Dans ces conditions, Marc était le favori, mais la sécurité passe avant tout », a déclaré Tardozzi. « Marc savait qu’il pouvait gagner et marquer 25 points, mais la sécurité passe avant tout, j’insiste. » Pour Ducati, l’enjeu du championnat ne justifiait pas de courir sans les garanties médicales nécessaires.





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