Le GP de Chine F1 n’a pas perdu de temps pour dessiner une première tendance à Shanghai. Sur l’unique séance d’essais libres du week-end Sprint, George Russell a frappé fort en 32.741, avec une Mercedes aux deux premières places grâce à Kimi Antonelli. Derrière, Mclaren s’est installée devant Ferrari, tandis que Max Verstappen a terminé plus loin qu’attendu.
Une séance vite perturbée
Les conditions étaient fraîches, avec 12°C dans l’air et 14°C sur la piste, sous un ciel ensoleillé mais froid. Et très vite, la séance s’est compliquée pour plusieurs pilotes. Colapinto est parti en tête-à-queue au virage 9, sans erreur apparente. Peu après, Hamilton a tourné sur lui-même au virage 6. Hamilton a signalé à la radio : « Les freins arrière se sont bloqués ». Malgré quatre pneus marqués par des méplats, il a poursuivi sa séance.
Dans la première vague de chronos, Gasly a brièvement pris la tête. Antonelli a ensuite pris la main en 35.094, avant que Russell ne réponde en 35.065. La séance a alors basculé sous VSC après un contact signalé entre Hamilton et Norris. Comme la semaine précédente, des commissaires sont intervenus pour ramasser des débris alors que des voitures circulaient encore.
Nouvelle interruption ensuite, cette fois après un tête-à-queue de Lindblad au virage 9. Juste avant, Russell avait déjà amélioré en 34.169. Sur un week-end Sprint, ce temps de roulage perdu comptait double, puisque le plateau ne disposait d’aucune autre séance libre.
Mercedes devant, McLaren mieux placée que Ferrari
À la reprise, Leclerc s’est glissé entre les deux Mercedes en 34.707. Hamilton, lui, a dû passer tôt sur les pneus tendres, à 34 minutes de la fin. Sa remontée s’est faite par étapes : cinquième, puis troisième, avant de revenir à 0.208 seconde de Russell. Une séance pourtant loin d’être linéaire pour le Britannique. À la radio, il a demandé : « Donnez-moi un plan, je ne sais pas où j’en suis dans cette séance ».
Chez McLaren, Norris semblait d’abord lancé sur un relais plus long et accusait 1,4 seconde de retard sur la référence. Piastri a lui aussi connu une petite sortie, avant d’être averti que « les deux voitures ont eu ce décrochage assez régulièrement ». Mais en fin de séance, l’équipe a clairement changé de ton. Piastri est d’abord remonté au troisième rang en 33.477, avant que Norris ne fasse mieux avec un 33.296 pour s’installer à la troisième place.
Ferrari, en revanche, a laissé une impression plus irrégulière. Leclerc a signé un 33.599 sur les tendres, mais il est aussi sorti large à la sortie du dernier virage, en traversant les graviers dans un gros nuage de poussière. Sainz, longtemps bloqué sans chrono à cause d’un problème de télémétrie, a terminé 17e en médiums, juste derrière son équipier chez Williams.
Des évolutions limitées, un classement déjà révélateur
Le format Sprint a réduit le nombre de nouveautés, sans empêcher plusieurs équipes d’apporter quelques retouches. Ferrari a introduit un nouveau halo avec un petit élément aérodynamique sur le pilier. Racing Bulls a modifié sa zone arrière, Haas sa structure d’impact arrière, Audi son aileron avant et son nez, et Cadillac son diffuseur ainsi que ses supports de rétroviseurs. Ferrari utilisait aussi son aileron arrière rotatif dit « Macarena », déjà aperçu pendant les essais de pré-saison.
Au drapeau à damier, la hiérarchie était déjà bien lisible sur ce GP de Chine F1. Russell a terminé devant Antonelli, puis Norris, Piastri, Leclerc et Hamilton. Bearman a pris la 7e place, devant Verstappen (8e), Hulkenberg (9e) et Gasly (10e). Lawson a fini 11e, devant Bortoleto, Hadjar, Ocon, Colapinto, Albon, Sainz, Alonso, Bottas, Stroll, Lindblad et Perez.
La première hiérarchie du week-end est nette. Mercedes a frappé fort à Shanghai, McLaren s’est placée devant Ferrari, et Verstappen n’a jamais semblé en mesure d’aller chercher la référence.
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