Vendredi, le GP de Chine a mis Red Bull face à un problème plus large qu’un simple tour manqué. Le rythme n’était pas là, la voiture non plus. Entre un manque d’adhérence, un équilibre impossible à stabiliser et de grosses pertes dans les virages, l’équipe abordera le Sprint avec bien plus de questions que de certitudes.
Verstappen pointe un vrai déficit en virage
Max Verstappen n’a pas tourné autour du sujet. Le Néerlandais a résumé sa journée d’une phrase : « Toute la journée n’a pas été bonne en termes de rythme ». Au centre du problème, il place le grip, qu’il décrit comme le principal défaut de la voiture, avec en plus aucun équilibre réellement satisfaisant.
C’est surtout dans les courbes que l’addition devient lourde. Verstappen explique que Red Bull perd « beaucoup de temps dans les virages », avant de voir apparaître d’autres petits problèmes en cascade. Le diagnostic est limpide : sur ce GP de Chine, la monoplace souffre d’abord dans sa capacité à tourner correctement. Le travail est tout trouvé avant samedi : identifier les limites majeures de la voiture.
Hadjar sauve son tour, pas le bilan
Du côté d’Isack Hadjar, le ton est un peu moins tranché. Le Français estime avoir réussi à assembler un bon tour. Autre motif de satisfaction, l’écart avec Verstappen reste contenu. Mais ce constat ne suffit pas à sauver l’ensemble.
Hadjar ne s’explique pas encore cette chute de rythme, avec un retard de une demi-seconde. Pour redevenir compétitive samedi, l’équipe a besoin, dit-il, d' »un peu plus de tout ». Son ressenti rejoint celui de son équipier : adhérence insuffisante et puissance en retrait par rapport à ce qui était attendu.
Et quand il regarde devant, le tableau se noircit encore. L’écart avec Mclaren et Ferrari apparaît plus marqué que lors du week-end précédent. Red Bull doit donc trouver vite l’origine de cette perte de performance. Hadjar, lui, ne ferme aucune porte et rappelle qu’il reste encore beaucoup à jouer.
Un réglage manqué, mais des progrès revendiqués
Le directeur technique Pierre Waché a apporté l’explication principale de cette journée : le réglage retenu pour les qualifications Sprint n’a pas donné le résultat espéré. Red Bull va donc replonger dans ses données pour corriger la voiture avant la course Sprint et la qualification principale.
Waché met toutefois en avant une tendance plus encourageante. L’équipe affirme mieux comprendre sa monoplace et progresser de semaine en semaine. Des avancées ont déjà été obtenues sur la gestion de l’énergie et sur le châssis, à partir des enseignements tirés d’Australie.
Le discours reste mesuré. Oui, Red Bull progresse. Mais l’écurie est encore loin du niveau qu’elle vise. Les séances du samedi devront donc livrer des réponses concrètes. Sur ce GP de Chine, le chantier est désormais clairement posé. Reste à voir si Red Bull trouvera la solution à temps.
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