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Amnesty dénonce le GP du Rwanda, la F1 défend son accord

Le GP du Rwanda doit rejoindre la F1 au début des années 2030 dans le cadre d’un accord de dix ans. Amnesty International accuse le pouvoir d’utiliser le sport pour améliorer son image. Le championnat défend des retombées économiques et sociales durables.

Vue du projet de circuit de Bugesera destiné à accueillir le Grand Prix de Formule 1 au Rwanda. F1
© Formula 1

Amnesty International accuse le futur GP du Rwanda de servir l’image du pouvoir, tandis que la F1 défend les bénéfices économiques et sociaux de son accord de dix ans.

La Formule 1 a annoncé mardi 13 octobre 2026 que le Rwanda accueillera le Grand Prix d’Afrique dans le cadre d’un engagement de dix ans. La première course est prévue au début des années 2030 sur un nouveau circuit à Bugesera, à environ 40 km au sud de Kigali. Pour l’heure, le projet de tracé n’existe qu’en images de synthèse.

Le GP du Rwanda contesté sur les droits humains

Selon Felix Jakens, responsable des campagnes d’Amnesty International au Royaume-Uni, le Rwanda investit dans les plus grands sports mondiaux pour améliorer son image et détourner l’attention de son bilan en matière de droits humains. L’ONG dénonce ainsi l’utilisation du sport pour réhabiliter la réputation du pays.

La critique ne porte pas sur l’intérêt d’un retour de la F1 en Afrique, mais sur le gouvernement à l’origine du projet et l’image que peut lui apporter l’accueil du championnat.

La République démocratique du Congo a engagé une procédure contre le Rwanda devant la Cour internationale de justice, alléguant des violations de traités concernant notamment la prévention du génocide, la discrimination raciale, les droits des femmes et la torture. Le Rwanda rejette les accusations de soutien au groupe armé M23, actif dans l’est du Congo.

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La F1 défend des retombées au-delà de la course

Face à ces critiques, la Formule 1 met en avant sa charte, qui engage le championnat à respecter les droits humains internationalement reconnus. Elle présente le sport comme un levier positif et affirme que l’accord doit favoriser le tourisme, les investissements, l’emploi et le développement des compétences au Rwanda et dans la région.

Le président rwandais Paul Kagame décrit le projet comme un investissement dans l’avenir du pays. De son côté, Stefano Domenicali, président de la F1, défend un accord conçu pour produire des bénéfices économiques et sociaux durables, au-delà d’un seul week-end de course.

Le retour du championnat en Afrique bénéficie d’un large soutien après une absence qui remonte au GP d’Afrique du Sud de 1993. L’accord rwandais suscite toutefois déjà un débat politique, avant même la construction du circuit. Le financement du projet et le choix d’une date précise pour la course inaugurale restent aussi à finaliser.

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Louis

Louis, rédacteur en chef de Moteur Actu depuis 2024, couvre quotidiennement l'actualité automobile et la Formule 1. Spécialisé sur les véhicules électriques, l'industrie européenne et les nouveautés constructeurs, il décrypte les annonces, résultats financiers et tendances du marché auto.

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