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Une monoplace de Formule 1 aux couleurs roses de BWT en piste.

BWT chez Haas en 2027 : 25 millions d’euros à l’étude

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BWT chez Haas pourrait se concrétiser dès 2027 par un partenariat majeur d’environ 25 millions d’euros par saison, de quoi aider l’écurie à se rapprocher du plafond budgétaire.

BWT chez Haas, une piste majeure pour 2027

Le spécialiste de l’économie de la F1, Marc Limacher, auteur du Business Book GP, fait état de discussions préliminaires entre Haas et BWT. Le projet représenterait environ 25 millions d’euros par saison à partir de 2027, sans qu’aucun accord ait été annoncé par les deux parties.

Un tel montant ferait de l’entreprise autrichienne l’un des principaux partenaires de l’écurie américaine. Au regard des ressources dont dispose actuellement Haas, son apport irait bien au-delà de la simple visibilité d’un logo sur les pontons.

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BWT doit justement quitter son statut de sponsor titre d’Alpine à la fin de la saison 2026. La marque pourrait ainsi rester en Formule 1 en rejoignant une nouvelle équipe, tout en prolongeant sa stratégie de visibilité fondée sur sa couleur rose.

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Haas reste loin du plafond budgétaire

Haas se trouve dans une situation inhabituelle dans le paddock. Alors que les plus grandes écuries organisent leurs dépenses pour ne pas dépasser le plafond, l’équipe dirigée par Ayao Komatsu ne dispose pas encore des moyens nécessaires pour l’atteindre.

Interrogé durant l’été sur la possibilité de fonctionner au niveau de cette limite, Ayao Komatsu l’a reconnu : « J’aimerais que nous puissions. Nous n’y sommes pas. » La recherche de ressources supplémentaires représente même « l’une des principales priorités » de son travail.

Avec environ 400 salariés, Haas reste très loin de certaines grandes structures, dont les effectifs dépassent largement le millier de personnes. Cet écart limite notamment sa capacité à concevoir, produire et exploiter des évolutions tout au long d’une saison.

La campagne 2026 illustre cette faiblesse. Haas avait marqué 18 points lors des trois premiers Grands Prix, mais n’en totalise que 21 après Monza. L’écurie occupe la septième place du championnat Constructeurs, tandis que Bearman et Ocon ont terminé respectivement 15e et 16e en Italie. Ses adversaires ont poursuivi leur développement, alors que Haas disposait de moins de marge pour réagir.

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Un apport pour viser les 215 millions de dollars

Depuis 2026, le plafond budgétaire de la F1 est fixé à 215 millions de dollars, avec un mécanisme d’indexation et plusieurs catégories de dépenses exclues. Sa hausse par rapport aux saisons précédentes tient notamment à l’intégration de certains investissements et amortissements auparavant comptabilisés différemment.

Cette limite constitue un maximum, et non une obligation de dépense. Haas évolue encore en dessous, ce qui réduit sa capacité à suivre le rythme de développement des équipes aux budgets plus importants. Un partenariat avec BWT ne modifierait pas le plafond, mais donnerait à l’écurie davantage de moyens pour s’en approcher.

Un financement annuel proche de 25 millions d’euros pourrait soutenir les recrutements, le développement de la monoplace et l’exploitation de la structure. Pour Haas, les effets iraient donc bien au-delà d’un simple changement d’identité visuelle.

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BWT va laisser sa place à Gucci chez Alpine

BWT est sponsor titre d’Alpine depuis 2022, mais cette collaboration sous sa forme actuelle doit prendre fin au terme de la saison. Alpine a déjà désigné son successeur : Gucci Racing Alpine Formula One Team deviendra le nom de l’écurie à partir de 2027. Flavio Briatore a néanmoins qualifié d’« incroyable » la relation avec Andreas et le groupe BWT.

La société autrichienne a bâti sa présence en F1 autour d’une livrée rose immédiatement identifiable. Cette stratégie a successivement accompagné Force India et Racing Point, puis Aston Martin et Alpine. Rejoindre Haas lui permettrait de conserver cette visibilité dans le championnat.

Le montant de 35 millions d’euros par an parfois associé au partenariat BWT-Alpine n’a jamais été communiqué officiellement par les entreprises. Des estimations commerciales, dont celle de BlackBook Motorsport, situaient plutôt cet accord autour de 25 millions de dollars par saison. Les 25 millions d’euros évoqués pour Haas relèvent également d’une estimation, ce qui ne permet aucune comparaison contractuelle définitive.

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Toyota occupe déjà la place de sponsor titre

Haas compte toutefois déjà un partenaire titre. Depuis 2026, l’équipe porte officiellement le nom de TGR Haas F1 Team, après le renforcement de son partenariat technique avec Toyota Gazoo Racing. Le constructeur japonais a obtenu les droits de naming dans le cadre d’un accord pluriannuel.

Dans la configuration actuelle, BWT aurait donc davantage vocation à devenir un partenaire majeur qu’à remplacer Toyota comme sponsor titre. Une éventuelle arrivée imposerait aussi de faire cohabiter le rose de BWT avec le rouge, le blanc et le noir associés à Toyota.

L’arrivée potentielle de BWT prolongerait surtout la transformation du modèle Haas. L’écurie s’est longtemps appuyée sur l’achat du maximum de composants autorisés à Ferrari et sur une production largement externalisée. Toyota lui apporte désormais de l’expertise, des infrastructures et un soutien au développement des équipes. Un simulateur a notamment été installé à Banbury dans le cadre de ce rapprochement.

Ce partenariat technique doit encore s’accompagner de ressources financières suffisantes. Ayao Komatsu estime que Haas se bat actuellement « avec les deux mains attachées » face à des concurrents mieux dotés. Un apport de 25 millions d’euros ne placerait pas immédiatement l’équipe au niveau de Mercedes, mais lui donnerait davantage de moyens pour recruter et accélérer son développement.

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A propos de l'auteur

Quentin, rédacteur essais chez Moteur Actu, est spécialiste de la culture automobile japonaise (JDM) : Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi et Lexus. Ses essais "à hauteur de conducteur" mêlent mesures objectives, retour d'expérience sur route et conseils d'achat directs, sans complaisance avec les constructeurs.

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