Helmut Marko conteste le récit de Christian Horner et affirme avoir dû s’opposer à lui pour obtenir la promotion de Max Verstappen chez Red Bull en 2016.
Les mémoires de l’ancien patron ravivent les désaccords entre deux figures des années de titres de l’écurie. Attendu le 22 octobre 2026, Drive revient sur leurs relations et leurs conflits. Ces tensions ont accompagné la fin des vingt années de Horner à la tête de Red Bull.
Deux récits opposés sur les débuts de Verstappen
Dans son livre, Horner affirme que Marko avait d’abord freiné le recrutement de Max Verstappen dans le programme Red Bull. Selon lui, l’Autrichien ne voulait pas avoir à gérer son père, Jos.
Marko rejette cette version. Il approuve la réaction de Ralf Schumacher, qui la qualifie de « mensonge absolu ». L’ancien pilote rappelle que Marko avait approché Verstappen alors qu’il avait environ 11 ans. Jos avait alors estimé qu’il était trop tôt.
Marko explique que les échanges ont repris lorsque Verstappen courait en Formule 3. Red Bull l’a ensuite fait débuter en F1 à 17 ans, chez Toro Rosso en 2015. On a donc deux récits opposés sur les origines de ce recrutement.
« J’ai fait entrer Max en Formule 1 », affirme Marko. Il soutient aussi avoir dû l’emporter face à Horner pour obtenir la promotion du Néerlandais dans l’écurie principale. C’était au GP d’Espagne 2016. Selon Marko, Horner jugeait alors Verstappen trop jeune et trop inexpérimenté.
Le pilote a remporté cette première course avec Red Bull. Une victoire d’entrée, qui a validé le choix sportif. Mais les deux anciens collègues s’opposent aujourd’hui sur les responsabilités de chacun.
Newey et le départ de Horner, les autres désaccords
Les critiques de Horner ne se limitent pas à Verstappen. Il estime que sa confiance envers Adrian Newey a été abîmée en 2014. Ferrari s’intéressait alors au concepteur. La première série de titres de Red Bull venait de s’achever.
Horner reconnaît aussi que Marko l’a aidé à obtenir son poste en 2005. Mais il juge le rôle de l’Autrichien devenu flou après la mort de Dietrich Mateschitz. Il critique également sa gestion des jeunes pilotes. On le voit, les désaccords dépassent largement le seul cas Verstappen.
Limogé en 2025, Horner affirme n’avoir reçu aucune explication détaillée au-delà des inquiétudes sur les performances. Il rapporte un autre reproche : l’équipe serait devenue davantage « Christian Horner Racing » que « Red Bull Racing ».






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