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Johann Zarco veut profiter des 1000 et guette la pluie

Johann Zarco veut savourer ses dernières courses en 1000 cm³ à Phillip Island. Après un week-end difficile à Mandalika, le Français reste prudent sur la Honda et voit dans une météo humide une possible ouverture face aux Aprilia et Ducati.

Johann Zarco au guidon de sa Honda sur le circuit de Phillip Island. Moto GP

Johann Zarco retrouve Phillip Island avec l’envie de savourer ses dernières courses en 1000 cm³, sans renoncer à un résultat si la météo lui ouvre une porte.

Zarco à Phillip Island : « Je veux kiffer mes dernières courses sur la 1000 »

Vainqueur sur le circuit australien en 2023, le Français aborde ce rendez-vous avec deux envies complémentaires : profiter d’une moto dont il mesure la puissance et saisir la moindre occasion de jouer devant. Il arrive pourtant d’une étape indonésienne éprouvante pour le moral.

Avant de se confronter au chronomètre, Zarco a déjà trouvé de quoi apprécier le voyage. Son père et son oncle l’accompagnent pour découvrir l’île et son circuit. Il a aussi participé à la parade des motards, un moment de partage qui donne une saveur particulière à cette dernière visite avant le déménagement de l’épreuve à Adélaïde.

Johann Zarco veut savourer la puissance des 1000

« On était presque 1000 pour rejoindre le circuit. Ça fait une bonne ambiance, ce sont de bons moments de moto, surtout quand il fait beau », raconte le Français. Cette envie de profiter se prolonge au guidon, à l’approche de ses adieux aux 1000 cm³.

Zarco a déjà essayé la 850. L’expérience lui a fait mesurer ce qu’il souhaite encore savourer sur la motorisation actuelle : « J’ai envie de kiffer toutes mes dernières courses sur la 1000. J’ai envie de les prendre à fond, parce que cette moto est tellement exceptionnelle en termes de puissance. »

Il sait qu’il disposera de moins de chevaux avec la 850 et estime qu’il ne pilotera plus de moto aussi puissante jusqu’à la fin de sa carrière. D’où cette consigne personnelle : « Prends tout ce que tu peux prendre. »

Le plaisir ne remplace toutefois pas l’ambition sportive. Zarco précise que l’envie de gagner ou de signer un gros résultat reste plus forte que la seule recherche de sensations dans les virages. À ses yeux, les deux vont de pair : toute occasion de bien faire mérite d’être saisie.

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Une Honda encore difficile à régler

Cette ambition se heurte aux difficultés rencontrées récemment avec la Honda. À Mandalika, le Français et son équipe ont passé l’ensemble du week-end à chercher une base de réglages. Le rythme en course était plutôt bon, mais il avait fallu trop longtemps pour trouver une direction satisfaisante.

« On a pris un coup au moral. Mandalika, ça a été très compliqué, on ne s’attendait pas à ce que ce soit si dur », reconnaît Zarco. Le problème dépasse la mauvaise séance : l’enchaînement entre Motegi et Mandalika a révélé une base qui ne s’adaptait pas à deux circuits différents.

À Phillip Island, il faudra donc aussi observer les réactions de la moto. Le rythme correct trouvé en fin de week-end indonésien ne suffit pas à considérer les difficultés comme résolues. « On verra ici ce que ça donne », résume le pilote, prudent sur son potentiel.

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La pluie comme ouverture face aux Aprilia et Ducati

Sur le sec, Zarco ne se fait guère d’illusions. Il juge les Aprilia hors de portée dans des conditions normales, que l’adhérence soit bonne ou non, et estime également ne pas avoir de chance face aux Ducati. Il va jusqu’à placer les Aprilia parmi les quatre premiers s’il fait beau.

La météo annoncée pourrait toutefois changer la donne. « Justement, il ne va pas forcément faire beau, donc il y a peut-être un coup à jouer », avance-t-il. Pour lui, des conditions mouillées acceptables offriraient une possibilité que le sec ne semble pas promettre.

Il distingue cependant une piste humide exploitable d’un temps trop dégradé pour rouler. « Si c’est de la pluie, du vent et 10 degrés, ce sera peut-être même inroulable. » Son espoir porte donc sur une course où la météo redistribuerait les chances sans empêcher les pilotes de s’exprimer.

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Phillip Island s’efface sans nostalgie excessive

Malgré sa victoire de 2023 et les souvenirs attachés au tracé, Zarco n’aborde pas ce dernier rendez-vous avec nostalgie. Le départ vers Adélaïde suscite plutôt sa curiosité : une autre ville, une autre ambiance et un autre public à découvrir.

« Je pense qu’il y aura plus de monde à Adélaïde. Et ce sera bien pour faire goûter le MotoGP à une génération plus jeune », estime-t-il. Avant ce changement de décor, il compte profiter de la puissance disponible et transformer une éventuelle ouverture en résultat.

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La rédaction

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