Avec deux points de retard sur Jorge Martin après son doublé au Japon, Marc Marquez à Mandalika retrouve un circuit où il n’a jamais terminé un Grand Prix MotoGP.
Le plein de points, pas de grande célébration
À Motegi, Marc Marquez a fait le plein. Jorge Martin l’avait devancé pour la pole position. Le pilote de la Ducati n°93 a ensuite remporté le Sprint puis le Grand Prix. Sur les deux courses du week-end, il ne pouvait pas prendre davantage de points.
Résultat : l’écart au championnat a presque fondu. Martin était arrivé au Japon avec 12 points d’avance. Il en repart avec deux. Marquez lui a donc repris dix points sur ce seul rendez-vous.
Cette performance prolonge une série solide. Marquez compte désormais six victoires dominicales lors des neuf dernières courses. Le succès japonais n’est pas isolé. On retrouve un pilote dont la dynamique l’a ramené au contact de son rival.
Neil Hodgson a pourtant surtout remarqué sa retenue après l’arrivée. « Il sait qu’il a du pain sur la planche, pas de célébrations à prévoir », a observé l’ancien champion WorldSBK sur TNT Sports. Son interprétation renvoie à l’étape suivante : « On sent qu’il pense déjà au week-end prochain. »
Un Grand Prix qu’il n’a jamais terminé
Le prochain rendez-vous tranche avec Motegi. Depuis l’arrivée de Mandalika au calendrier du MotoGP, Marquez n’y a jamais terminé le Grand Prix. Pour le nonuple champion du monde, le circuit indonésien reste l’un des rares tracés sans aucune arrivée dans la catégorie.
L’épisode le plus marquant remonte à 2022. Une violente chute pendant le Warm-up l’avait privé de la course. Elle avait ensuite été suivie d’une récidive de sa diplopie. Ce trouble de la vision fait voir double. Son week-end s’était donc arrêté avant même le départ du Grand Prix.
Hodgson garde un souvenir précis de cet accident. Il le décrit comme « l’un des plus gros » qu’il ait vus lors d’un Warm-up. Les visites suivantes n’ont pas davantage permis à Marquez de terminer le GP. On comprend pourquoi Hodgson relie sa célébration mesurée à ce bilan, plutôt qu’au seul résultat japonais.

Un lourd passé, pas un verdict pour 2026
La dernière visite à Mandalika a elle aussi laissé des traces. L’accrochage avec Marco Bezzecchi avait contribué à une période physiquement difficile pour Marquez. Son bras droit avait ensuite nécessité une longue prise en charge. Un nouvel épisode douloureux dans son histoire avec le circuit.
Ces précédents donnent du poids au rendez-vous indonésien. Ils ne décrivent pourtant pas, à eux seuls, la situation de 2026. Marquez arrive cette fois avec une Ducati et une dynamique sportive différente. Son doublé au Japon en témoigne. Rien ne permet d’affirmer que ses difficultés passées vont se reproduire ou peser nécessairement sur son pilotage.
On parle ici d’une interprétation de Hodgson. Pas d’une déclaration de Marquez sur son état d’esprit. Une célébration contenue peut traduire de la concentration plutôt que de l’inquiétude. Le contraste reste frappant. Après avoir tout gagné à Motegi, l’Espagnol retrouve un GP qu’il n’a jamais pu terminer.
Deux points à reprendre, sans obligation de doublé
L’écart avec Martin change surtout la portée de cette prochaine course. Avant le Japon, Marquez avait douze points à reprendre. Désormais, deux points les séparent. Il n’a plus un retard important à combler en un seul week-end pour envisager de passer devant.
Mais attention, une arrivée quelconque ne suffira pas forcément. Le résultat de Martin restera déterminant. Les points distribués entre le Sprint et le Grand Prix compteront aussi. Une deuxième place devant son adversaire pourrait provoquer le basculement. Quelques points gagnés sur l’ensemble du rendez-vous pourraient également suffire, sans imposer un nouveau doublé.
Le piège serait de transformer l’élan de Motegi en obligation de gagner immédiatement à Mandalika. À ce stade du championnat, on peut envisager une approche moins pressée. Sur ce circuit, Marquez n’a jamais terminé le GP. Aller au bout tout en reprenant des points aurait déjà une conséquence directe dans la lutte pour le titre.
Sa priorité peut donc différer de celle d’un pilote contraint de remonter un gros déficit. Il ne s’agit pas forcément de régler ses comptes avec Mandalika. L’enjeu est plutôt d’éviter que ce rendez-vous efface une partie du travail accompli au Japon.
Marquez vient de reprendre dix points à Martin. En Indonésie, terminer le Grand Prix et saisir les occasions de marquer pourrait compter davantage qu’une nouvelle démonstration.







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