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Acosta dénonce l’effet de la pression des pneus en MotoGP

La pression des pneus en MotoGP a conduit Pedro Acosta et Marc Marquez à échanger leurs positions à Mandalika. Ai Ogura en a profité pour prendre la quatrième place. Le pilote KTM critique ce duel artificiel et propose un contrôle de pression avant le départ.

Pedro Acosta et Marc Marquez en piste sur le circuit de Mandalika lors du GP d'Indonésie. Moto GP

La pression des pneus en MotoGP a poussé Pedro Acosta et Marc Marquez à se laisser passer à Mandalika, au bénéfice d’Ai Ogura.

Au GP d’Indonésie, la performance ne suffisait pas à expliquer leur duel. Les deux Espagnols ont échangé leurs positions pour respecter la pression minimale du pneu avant. Ces manœuvres leur ont coûté du temps, ouvrant la porte à leur poursuivant japonais.

Des places échangées qui font le jeu d’Ogura

« On a l’air bêtes », a lâché Pedro Acosta après l’arrivée. Le pilote Ktm estime que Marquez rencontrait les mêmes difficultés : « Je pense que Marc avait les mêmes problèmes que moi, parce qu’il me laissait parfois passer. »

Quand on roule derrière une autre moto, la température et la pression du pneu avant peuvent monter. À l’inverse, une piste dégagée peut faire baisser cette pression. Pour revenir dans la fenêtre réglementaire, Acosta a donc temporairement cédé sa position, avant de repartir à l’attaque.

« La bataille avec Marc n’était pas réelle. Je l’ai laissé passer, puis il m’a laissé passer, et nous avons perdu beaucoup de temps. » Les deux pilotes avaient un rythme comparable. Mais leurs échanges de positions ont réduit leur capacité à contenir les poursuivants.

Ai Ogura a profité de ce ralentissement pour dépasser les deux motos et prendre la quatrième place. Acosta a finalement terminé devant Marquez. Prévenu à treize tours de l’arrivée, le pilote KTM a pu réagir et respecter les contraintes sans subir de pénalité finale. Le coût sportif, lui, était déjà payé.

Lors du Sprint, Jorge Martin avait aussi dû gérer la pression de son pneu avant alors qu’il occupait la tête. Le problème ne concernait donc pas seulement Acosta et Marquez.

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Un contrôle avant le départ, mais des limites techniques

Le pilote KTM défend un contrôle de la pression minimale avant le départ, puis la liberté de gérer sa course. « On ne peut pas tout prévoir », avance-t-il. Une stratégie préparée pour rouler dans le trafic peut devenir inadaptée si le pilote se retrouve seul en tête.

Mais la pression évolue pendant l’épreuve, ce qui limite la portée d’un contrôle sur la grille. Cette vérification ne garantirait pas, à elle seule, le respect des contraintes de fonctionnement et de sécurité du pneu. Un changement nécessiterait donc l’accord de Michelin et des instances réglementaires.

À Mandalika, respecter la règle a conduit les pilotes à céder volontairement leur position. On touche là à la contradiction qu’Acosta dénonce : respecter les contraintes techniques peut entrer en conflit avec la défense de sa place.

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Kaiizer

Quentin, rédacteur essais chez Moteur Actu, est spécialiste de la culture automobile japonaise (JDM) : Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi et Lexus. Ses essais "à hauteur de conducteur" mêlent mesures objectives, retour d'expérience sur route et conseils d'achat directs, sans complaisance avec les constructeurs.

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