Quatorzième de la Practice du GP d’Australie à Phillip Island, Pecco Bagnaia assume ses erreurs et réclame une voix collective plus forte pour les pilotes du MotoGP.
Le vendredi de l’Italien s’est achevé sans place dans le top 10. Malgré un manque d’adhérence, le pilote Ducati a senti une amélioration au fil des tours. Au moment de chercher un chrono, il n’a toutefois pas réussi à boucler un tour complet, laissant échapper l’accès direct à la Q2.
Pecco Bagnaia assume ses erreurs à Phillip Island
Bagnaia ne met pas sa 14e place sur le seul compte de sa moto. « Sur les tours rapides, je n’arrivais pas à boucler un tour complet. C’est de ma faute; j’ai commis des erreurs », a-t-il expliqué à GPOne. Le top 10 lui paraissait à sa portée, mais il n’a pas réussi à y entrer.
Le travail porte désormais sur deux points précis : la cartographie moteur et l’usure des pneus. Il s’agit de retrouver de la motricité et de mieux exploiter les tours rapides, alors que ses sensations se sont progressivement améliorées au cours de la journée.
La menace de pluie pour le samedi 24 octobre ajoute une difficulté. Bagnaia craint surtout de voir ses problèmes s’accentuer, même s’il reconnaît ne pas pouvoir prédire avec certitude le comportement de sa Ducati dans ces conditions.
Une association pour peser sur les décisions
Au-delà de sa performance, l’Italien a défendu la création d’une association de pilotes lors du rassemblement organisé à Phillip Island autour de la situation géopolitique au Qatar.
« Nous avions commencé à y travailler en 2023, mais un cas de force majeure nous a contraints à interrompre le projet », a-t-il déclaré. Il souhaite relancer cette démarche pour mieux protéger les pilotes et leur donner davantage de poids dans certaines décisions.
La prochaine étape serait de trouver un représentant extérieur, impartial et consacré à leur sécurité. Pour Bagnaia, cette personne permettrait de porter une parole commune au-delà des intérêts individuels.

L’Italien reconnaît toutefois que cette unité ne va pas de soi. « Quand il y a un besoin, on se réunit; quand tout va bien, on ne se réunit pas », constate-t-il. À ses yeux, une partie des pilotes tend aussi à privilégier ses propres intérêts.
Son appel concerne donc autant la représentation des pilotes que le respect des décisions collectives : « Quand on discute et qu’une majorité se dégage, il ne faut pas aller à l’encontre de cette opinion. Il faut rester unis et aller jusqu’au bout. »
Le classement de la Practice du GP d’Australie :






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