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MotoGP : le pneu dur Michelin à Motegi rebute Miller

Le pneu dur Michelin à Motegi utilise une construction renforcée pour répondre aux contraintes possibles du nouvel asphalte. Jack Miller écarte cette option, tandis que Luca Marini privilégie le pneu le plus tendre.

Un pneu arrière Michelin monté sur une moto de MotoGP. Moto GP

Le pneu dur Michelin à Motegi doit parer aux effets du nouvel asphalte, mais Jack Miller ne veut pas utiliser sa construction renforcée.

Un pneu dur renforcé en réserve

Le revêtement refait du circuit japonais laisse Michelin dans l’inconnue. Motegi sollicite déjà fortement le pneu arrière. Ses virages lents mènent à de fortes accélérations, qui font grimper sa température. Si le nouvel asphalte apporte davantage d’adhérence, les efforts sur la carcasse pourraient augmenter.

Michelin met donc trois pneus arrière à disposition au lieu de deux. Le tendre et le médium gardent la construction standard. Le dur reçoit une carcasse plus rigide pour mieux supporter les contraintes thermiques. En Autriche, cette construction concernait toutes les gommes disponibles. À Motegi, on garde le choix entre les deux constructions.

Le dur reste une solution de secours si la chaleur ou la dégradation dépassent les prévisions. Après un Grand Prix d’Autriche compliqué avec Yamaha, Jack Miller ne veut pas retrouver les sensations de cette construction. Interrogé sur le dur, il coupe court : « Ce n’est pas une option. » Puis il nuance, sans revenir sur le fond : « Je veux dire, je suis sarcastique, mais en même temps, je ne le suis pas. »

Michelin
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Marini veut d’abord de l’adhérence pour sa Honda

Luca Marini penche aussi vers une gomme offrant davantage d’adhérence. Selon l’Italien, la Honda RC213V en a particulièrement besoin pour exprimer son potentiel. À Motegi, il choisira d’abord le pneu le plus tendre : « Si nous avons un pneu plus tendre, nous utilisons toujours le pneu plus tendre, celui qui offre la meilleure adhérence. »

Le dur renforcé reste toutefois une possibilité si les pneus se dégradent fortement. Marini indique que Honda préfère généralement la construction standard lorsqu’elle est disponible. À partir de vendredi, les données permettront de juger si cette préférence tient sur la durée avec le nouveau revêtement.

Pour les équipes, on retrouve le même choix : privilégier l’adhérence des gommes standard ou passer au dur renforcé si les contraintes sur l’arrière l’exigent.

Melandri

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Kaiizer

Quentin, rédacteur essais chez Moteur Actu, est spécialiste de la culture automobile japonaise (JDM) : Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi et Lexus. Ses essais "à hauteur de conducteur" mêlent mesures objectives, retour d'expérience sur route et conseils d'achat directs, sans complaisance avec les constructeurs.

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