Alex Rins terminera sa dernière saison comme titulaire en MotoGP sans avoir obtenu d’essai de la Yamaha 850, mais il reste prêt à envisager un remplacement en 2027.
Motegi, un dernier Grand Prix du Japon à part
À Motegi, Alex Rins s’apprête à disputer son dernier Grand Prix du Japon comme pilote titulaire en MotoGP. « Ce sera ma dernière course ici sur une MotoGP, alors je vais essayer d’en profiter au maximum », confie l’Espagnol. Sa carrière à temps plein dans la catégorie s’arrêtera à la fin de la saison 2026.
Ce rendez-vous compte aussi pour son équipier Fabio Quartararo. Le Français dispute, lui aussi, son dernier Grand Prix du Japon avec Yamaha avant de rejoindre Honda. Rins, de son côté, ne change pas d’écurie pour conserver un guidon permanent : son parcours de titulaire touche à sa fin.
Fatigué après avoir voyagé entre l’Inde et le Japon, il veut néanmoins profiter de cette étape. Sur la piste, il attend surtout de découvrir le nouvel asphalte de Motegi. Rins estime qu’il améliorera considérablement l’adhérence, tout en reconnaissant le désavantage de Yamaha. Pour cette dernière visite, il se garde donc de promettre un résultat que sa moto ne lui permettrait pas forcément d’atteindre.
Le nouvel asphalte ne transforme pas la Yamaha M1
La visite des installations Yamaha à Iwata et Hamamatsu a rappelé à Rins l’importance du rendez-vous japonais pour le constructeur. Il décrit une ambiance « vraiment électrique ». Cet enthousiasme ne change toutefois pas les caractéristiques de la M1 : « C’est la moto qu’on a. Ce sont les outils dont on dispose pour être compétitifs. »
Le pilote souligne l’engagement de son équipe, qui se donne à fond à chaque course. À ses yeux, la motivation n’est pas en cause. Même à domicile, Yamaha doit composer avec la machine dont elle dispose. Le nouvel asphalte peut offrir davantage d’adhérence, mais il ne fera pas apparaître une autre moto dans le garage.
À Motegi, Rins cherchera donc à tirer le meilleur du matériel existant. Il espère prendre du plaisir sur ce tracé qu’il visite une dernière fois comme titulaire, sans voir dans les conditions de piste une réponse à toutes les difficultés de Yamaha.

Un remplacement en 2027 reste envisageable
La fin de sa carrière à temps plein ne signifie pas que Rins refuse de remonter sur une MotoGP. « Je serai toujours disponible », affirme-t-il. Si une proposition de remplacement lui parvenait en cours de saison 2027, il l’étudierait sérieusement. Il ne cherche pas à conserver un guidon permanent, mais laisse ouverte la possibilité d’un retour ponctuel.
Une blessure ou l’indisponibilité d’un titulaire pourrait, par exemple, créer ce type de besoin. Rins n’annonce ni accord ni programme pour l’année prochaine. Il précise simplement qu’un appel l’intéresserait : « Piloter une MotoGP est toujours une expérience unique. » Il évoque ainsi sa dernière saison sans parler d’un adieu définitif à ces motos.
À 30 ans, l’Espagnol accepte que son parcours de titulaire s’achève, sans cacher son envie de piloter encore si l’occasion se présente. Son expérience de vainqueur de plusieurs Grands Prix pourrait alors être utile à un constructeur confronté à un imprévu.
La Yamaha 850 et les pneus Pirelli, son regret avant de partir
Cette disponibilité pour 2027 éclaire aussi sa déception actuelle. Rins aurait voulu essayer la future Yamaha 850 et les nouveaux pneus Pirelli avant de quitter son poste. « C’est dommage que Yamaha ne m’ait pas donné l’opportunité de tester la 850, car j’étais impatient d’essayer les nouveaux pneus et la nouvelle réglementation », explique-t-il.
Il n’aura donc pas découvert cette prochaine génération de MotoGP au guidon de la Yamaha. Son intérêt ne portait pas seulement sur une nouvelle machine : les pneus et la réglementation changent également, ce qui rendait l’essai particulièrement attirant pour lui.
Le départ annoncé de Rins aide à comprendre pourquoi Yamaha pourrait privilégier les pilotes appelés à participer à son avenir. Pour l’Espagnol, le regret demeure. Il termine son parcours de titulaire sans avoir essayé la 850, mais reste disposé à examiner une proposition si un guidon de MotoGP se libère en 2027.







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