Deux équipes allemandes, mais aucune course à domicile
Le retour de la F1 en Allemagne est de nouveau évoqué par le patron de la Formule 1, Stefano Domenicali. Il se dit intéressé par une réintégration du pays au calendrier, à condition de réunir « le bon organisateur » et « la bonne offre ». Le contexte a changé : deux équipes allemandes figurent sur la grille avec l’arrivée d’Audi aux côtés de Mercedes, constructeur titré à huit reprises.
Pour autant, le constat reste le même : ni Mercedes ni Audi ne disposent d’un Grand Prix disputé sur le sol allemand, pas plus que le pilote Nico Hülkenberg. Le texte souligne qu’à une époque où certaines équipes revendiquent plusieurs courses “à domicile”, l’Allemagne ne fait pas partie des destinations effectives pour ces acteurs.
De l’ère Schumacher au recul financier des Grands Prix allemands
Le contraste est net avec la période dite de l’« ère Schumacher », quand le Grand Prix d’Allemagne à Hockenheim cohabitait avec des rendez-vous au Nürburgring, qui a accueilli le Grand Prix d’Europe et le Grand Prix du Luxembourg. Après 2006, l’intérêt pour la discipline en Allemagne aurait diminué, tandis que la question de l’argent devenait plus pressante.
Le texte rappelle qu’ensuite, la manche allemande a alterné entre Hockenheim et le Nürburgring. Puis, en 2015, le Nürburgring s’est retiré, laissant Hockenheim organiser les éditions 2016, 2018 et 2019, avant que le circuit ne cède lui aussi à des pressions financières. Il est précisé que Mercedes a dû contribuer aux frais d’organisation pour la dernière course tenue sur place.
Un retour ponctuel en 2020 et un symbole pour Hamilton
En 2020, lorsque le championnat cherchait à bâtir un calendrier pendant la pandémie, le Nürburgring a été réactivé pour accueillir le Grand Prix de l’Eifel. Le texte relève l’ironie sportive de l’événement : au volant d’une Mercedes, Lewis Hamilton y a égalé le record de 91 victoires en course de Michael Schumacher.
Le rappel historique s’étend aux succès allemands : Michael Schumacher a remporté son Grand Prix national à quatre reprises, tandis que Sebastian Vettel et Nico Rosberg l’ont gagné une fois chacun, tout comme Ralf Schumacher. Ces éléments mettent en avant le poids symbolique qu’un Grand Prix en Allemagne a pu représenter.
Domenicali se dit ouvert, mais conditionne un retour
Interrogé sur une éventuelle réapparition de l’Allemagne au calendrier, Stefano Domenicali explique être ouvert à la discussion. Il dit percevoir « des signes d’optimisme » et exprime l’espoir que la situation évolue au premier semestre 2026, tout en réaffirmant l’intérêt de la F1 pour un retour, sous réserve de réunir les conditions jugées adéquates.
Ses propos s’accompagnent toutefois d’une réserve. Domenicali insiste sur le fait que la Formule 1 n’est pas en demande, évoquant « de nombreuses requêtes » venues du monde entier. Il ajoute que si le marché allemand ne considère pas le retour de la discipline comme une priorité, il faudrait l’accepter et « regarder devant ».






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