Donald Trump envisage de stopper les exportations de gazole américain pour freiner les prix aux États-Unis, au risque de perturber l’approvisionnement européen.

Donald Trump a évoqué cette piste le 22 septembre 2026, à New York. Il rencontrait alors le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Aucune interdiction n’a été décidée. Les États-Unis sont les premiers exportateurs mondiaux de gazole. Ils en expédient 1,4 à 1,6 million de barils chaque jour.

Aux États-Unis, le gazole coûte environ 6,50 dollars le gallon, soit 3,785 litres. Son prix a fortement augmenté depuis le début du conflit en Iran, le 28 février 2026. On pense d’abord aux poids lourds et aux véhicules agricoles, qui utilisent largement ce carburant. Dans les voitures particulières américaines, le diesel reste rare.
Des prix à faire baisser aux États-Unis, un risque pour l’Europe
Donald Trump veut garder davantage de gazole sur le marché intérieur pour faire baisser les prix. Mais attention : le secteur pétrolier pourrait réduire sa production s’il perdait ses débouchés à l’étranger. Les États-Unis produisent plus de gazole qu’ils n’en consomment. L’effet sur les prix américains pourrait donc être temporaire.
Pour l’Europe, on voit le risque : une interruption des livraisons américaines pourrait encore faire monter les prix. L’approvisionnement en gazole depuis la Russie est à l’arrêt. Les flux provenant du Moyen-Orient sont, eux, fortement perturbés.

Les pétroliers demandent à Trump de renoncer
Dès le 23 septembre, une trentaine d’entreprises du secteur de l’énergie ont écrit à Donald Trump. Elles lui ont demandé de renoncer à cette idée. Des dirigeants de grandes compagnies pétrolières ont aussi alerté leurs interlocuteurs au sein des institutions. Ils les ont prévenus des effets contre-productifs d’une interdiction.
La Maison-Blanche a ensuite tempéré la proposition présidentielle. Certains médias évoquaient une mise en place sous 90 jours. Chris Wright a démenti cette hypothèse. Il privilégie une réduction volontaire des exportations par les entreprises, sans leur interdire de vendre du gazole à l’étranger.
Restez informé
Suivez-nous sur Google Actualités






