Les exportations d’hybrides chinois vers l’Union européenne pourraient être réduites de plus de moitié dans le cadre d’une entente avec Pékin, encore soumise à une décision finale européenne.
Le commissaire Maroš Šefčovič a annoncé à Pékin un terrain d’entente entre l’Union européenne et la Chine pour modérer ces exportations. Les véhicules hybrides classiques comme les hybrides rechargeables seraient concernés.
Un plafond annuel qui augmenterait progressivement
Le dispositif envisagé fixerait une limite de 350 000 voitures par an. Cette mesure de sauvegarde pourrait entrer en vigueur dès le 1er décembre. Elle durerait quatre ans, avec un plafond qui augmenterait de 6 % par an à partir de la deuxième année. On parle donc d’un plafond évolutif, pas d’une limite figée sur toute la période.
Le dispositif couvrirait les importations de toutes provenances, y compris celles des partenaires ayant un accord de libre-échange avec l’UE. Pendant les quatre années du dispositif, les deux parties s’engageraient à respecter les règles de l’Organisation mondiale du commerce.
« C’est une première étape cruciale, mais seulement une première étape, dans le processus de rééquilibrage », a déclaré Šefčovič. La réduction de plus de moitié des exportations reste une perspective ouverte par cette entente. Ce n’est pas une baisse déjà réalisée.
Les pièces automobiles et les matières premières entrent aussi dans l’accord
La négociation dépasse les seules voitures. Une deuxième entente prévoit d’élargir l’accès au marché chinois pour des produits européens grâce à une baisse des droits de douane. Les pièces automobiles figurent parmi les catégories concernées, aux côtés de l’huile d’olive et des chaussures.
Ces produits représentent actuellement près de 4 milliards d’euros d’exportations. Les économies de droits de douane atteindraient au moins 225 millions d’euros. Un troisième volet faciliterait davantage la délivrance des licences chinoises d’exportation de terres rares et d’aimants permanents.
L’enjeu commercial est considérable. Au deuxième trimestre 2026, le déficit européen des échanges de biens avec la Chine a atteint 103 milliards d’euros. C’est son niveau le plus élevé depuis le troisième trimestre 2022.
La décision finale reviendra au Conseil européen. Les dirigeants européens doivent se réunir à Bruxelles le 15 octobre pour examiner les résultats de ces négociations et déterminer s’ils amorcent un rééquilibrage. On reste donc au stade de l’entente : le plafond n’est pas encore adopté.







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