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Un fichier de 847 000 plaques d’immatriculation mis en vente

Un cybercriminel affirme vendre un fichier associant des plaques d’immatriculation françaises à des coordonnées personnelles. FrenchBreaches évoque 847 064 plaques distinctes. L’authenticité de l’ensemble n’est pas établie, mais ces informations pourraient servir à personnaliser de fausses contraventions.

Plaque d’immatriculation française à l’arrière d’une voiture. Actualités
© L'Automobile Magazine

Un fichier de plaques d’immatriculation françaises associées à des coordonnées personnelles serait proposé à la vente, avec le risque de rendre les fausses amendes plus convaincantes.

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© L’Automobile Magazine / Image générée par IA

Le 24 octobre 2026, un cybercriminel utilisant le pseudonyme ChimeraZ a annoncé sur un forum spécialisé la vente de cette base. Selon FrenchBreaches, qui en a examiné des extraits, elle contiendrait 905 097 enregistrements pour 847 064 plaques distinctes. Plusieurs fiches pourraient correspondre à une même immatriculation : ces chiffres ne permettent donc pas de déterminer le nombre d’automobilistes concernés.

Le fichier contiendrait des noms, prénoms, adresses postales, téléphones et adresses e-mail, ainsi que, pour certaines fiches, des précisions sur le domicile. L’authenticité de l’ensemble n’est toutefois pas établie.

ChimeraZ affirme avoir exploité une faille sur un site dont il ne révèle pas le nom. Rien ne permet d’affirmer que le système d’immatriculation des véhicules (SIV), géré par l’État, a été compromis.

Des plaques d’immatriculation pour personnaliser les arnaques

Les escrocs pourraient exploiter les données personnelles des automobilistes pour envoyer de fausses contraventions, en mentionnant notamment leur véritable plaque d’immatriculation.
Les escrocs pourraient exploiter les données personnelles des automobilistes pour envoyer de fausses contraventions, en mentionnant notamment leur véritable plaque d’immatriculation. — © DR

Une immatriculation est visible par tous dans la rue. Mais lorsqu’elle est associée à un nom et à une adresse, un escroc peut personnaliser son approche avec des éléments exacts.

Un SMS réclamant le paiement urgent d’une contravention pourrait ainsi mentionner la bonne plaque et l’identité du destinataire. Ces détails rendraient la demande plus crédible, sans pour autant prouver son authenticité. Un fraudeur pourrait aussi se faire passer pour un garage, un assureur ou un service administratif. Le lien entre véhicule et domicile présente un autre risque d’exposition.

Aucune campagne d’escroquerie exploitant directement cette base n’a été démontrée. Si les extraits publiés ne comportent ni mots de passe ni coordonnées bancaires, le contenu intégral du fichier reste inconnu.

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Vérifier une amende sans suivre le lien reçu

Aucun service public ne permet de consulter cette base pour vérifier si son immatriculation y figure. La prudence reste donc de mise face aux demandes de règlement, même lorsqu’elles reprennent des informations personnelles exactes.

Rien ne permet pour l’heure d’affirmer que le fichier officiel des immatriculations, géré par l’État, a été piraté.
Rien ne permet pour l’heure d’affirmer que le fichier officiel des immatriculations, géré par l’État, a été piraté. — © L’Automobile Magazine

Pour vérifier une contravention, mieux vaut accéder directement au site officiel de l’ANTAI, antai.gouv.fr, plutôt que suivre un lien reçu par SMS ou e-mail. Les messages frauduleux peuvent être signalés au 33700. Cybermalveillance.gouv.fr propose également des conseils et une assistance aux victimes.

ChimeraZ prétend par ailleurs détenir une seconde base contenant près de deux millions de plaques supplémentaires, sans que cette affirmation soit démontrée. L’organisme à l’origine des données demeure inconnu.

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La rédaction

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