Isack Hadjar a terminé sixième du Grand Prix des États-Unis après avoir visé le podium, mais des problèmes d’embrayage, de radio et de cartographie d’accélérateur ont perturbé sa course.

Troisième sur la grille à Austin, le pilote Red Bull avait le rythme pour se mêler à la lutte pour le podium. Un départ difficile, puis un deuxième relais marqué par une réponse anormale de l’accélérateur l’ont toutefois repoussé hors du top 5. Sa stratégie à un seul arrêt n’a pas suffi à préserver ses chances.
Isack Hadjar dénonce une accumulation de problèmes
Le premier accroc est survenu dès l’extinction des feux. « J’ai tout fait de mon côté, la procédure était bonne, puis j’ai eu un problème d’embrayage. Il faut vraiment qu’on redessine les pièces », a confié le Français à Canal.
Après son unique passage aux stands, une mauvaise cartographie de pédale a encore compliqué le pilotage. Hadjar décrit un accélérateur dont la réponse ne correspondait plus à son action sur la pédale : « C’était soit 100 % d’accélération à un certain point, soit 0 même si j’appuyais à la moitié de la course de la pédale. »
Malgré cette difficulté à doser l’accélération, le Français estimait qu’un meilleur résultat restait possible. « Même si c’était inconduisible, nous n’étions pas trop mal donc c’est dommage de mettre un podium à la poubelle », a-t-il regretté auprès de Canal.
Il a également déploré que l’intérêt d’une course à un seul arrêt n’ait pas été identifié avant dimanche, Red Bull ayant conservé des pneus inutilement. Sa frustration portait toutefois surtout sur les incidents techniques, auxquels se sont ajoutées des communications radio mal entendues. Au micro de Sky Sports UK, Hadjar a dénoncé des problèmes « totalement indépendants de [sa] volonté », après avoir déjà rencontré des difficultés à Singapour et sur d’autres manches.
Red Bull rejoint McLaren à 355 points
Avec 23 points inscrits à Austin, Red Bull compte désormais 355 points, soit exactement le total de McLaren, quatrième du championnat des constructeurs. Ferrari, deuxième, conserve plus de 100 points d’avance sur l’écurie autrichienne, qui ne peut plus mathématiquement décrocher le titre.
Auprès de Sky Sports UK, Laurent Mekies a reconnu que plusieurs problèmes avaient affecté l’équilibre de la monoplace et la dégradation des pneus. Le directeur d’écurie estime aussi que le rythme n’était pas suffisant dans toutes les conditions pour viser la victoire. Red Bull repart néanmoins avec un podium et des enseignements à exploiter au Mexique.





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