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Miguel Oliveira et Danilo Petrucci dans le garage BMW Motorrad en WorldSBK à Magny-Cours.

La méthode de BMW en Superbike pour rebondir en 2026

© BMW
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Bmw en Superbike ouvre un nouveau cycle en 2026, avec une M 1000 RR désormais évaluée sans Toprak Razgatlioglu et une saison perturbée par les blessures.

BMW en Superbike : une base stable depuis 2024

Le départ de Toprak Razgatlioglu vers le MotoGP, après deux titres de champion du monde, a changé le point de comparaison de BMW. Cette transition s’accompagne également de nouvelles règles en WorldSBK. Pour la marque munichoise, l’enjeu est de montrer que la M 1000 RR peut rester compétitive avec plusieurs pilotes, sans dépendre des qualités particulières de son ancien leader.

Cette nouvelle étape s’appuie sur une réorganisation engagée bien avant la saison 2026. Christian Gonschor, directeur technique de BMW Motorrad Motorsport, situe le principal changement au début de 2023. BMW savait alors qu’un nouveau pilote arriverait en 2024 et a renforcé les ressources consacrées au développement.

Le travail mené en 2023 et 2024 ciblait avant tout les points faibles de la moto. Une fois ce chantier mené à bien, les ingénieurs ont choisi de conserver une configuration relativement constante. Cette méthode évite de multiplier les changements fondamentaux et de perdre les repères acquis. Grâce à cette base stable, les données peuvent aussi être comparées plus précisément d’une course à l’autre.

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Une saison coupée en trois par les blessures

BMW ne considère pas la saison 2026 comme un ensemble homogène. Gonschor la divise en trois périodes : un début de championnat exploitable, un milieu de saison fortement perturbé par l’absence des deux pilotes, puis un dernier tiers abordé comme un nouveau départ.

Les premiers résultats ont montré que la moto pouvait encore se mêler à la lutte aux avant-postes. BMW a décroché trois podiums en course 2, une série qui confirme le potentiel de la machine sans pour autant garantir la victoire. Il faut désormais retrouver cette position assez régulièrement pour pouvoir viser la première place.

La dynamique a ensuite été interrompue par les blessures successives de Miguel Oliveira et Danilo Petrucci, survenues à Balaton Park et à Most. BMW a ainsi perdu une partie de ses repères au moment d’évaluer les progrès de la moto. Le directeur technique reconnaît que les résultats ne répondent pas aux attentes, mais estime que le niveau de performance progressera en fin de saison.

La concurrence reste élevée. Gonschor cite notamment Ducati et salue le travail réalisé à Bologne. La priorité de BMW ne consiste donc pas seulement à retrouver ses pilotes, mais aussi à reconstruire une continuité technique face à une référence déjà très compétitive.

La M1000RR de Miguel Oliveira en Superbike
La M1000RR de Miguel Oliveira en Superbike — © BMW
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Ce que les retours de Toprak changeaient

Le passage de Toprak Razgatlioglu chez BMW a fourni aux ingénieurs des retours particuliers. Pour autant, le pilote le plus rapide ne signale pas nécessairement toutes les faiblesses d’une moto. Gonschor distingue ainsi la capacité à exploiter une machine de celle à livrer les indications les plus utiles à son développement.

Toprak savait identifier les points forts qu’il appréciait et les pousser au maximum. Il pouvait ainsi se concentrer sur les qualités de la BMW plutôt que sur ses limites. Cette approche se révélait efficace pour la performance en piste, mais certains défauts pouvaient rester moins documentés pour les techniciens.

Un ingénieur peut, au contraire, avoir besoin de retours plus insistants sur les aspects négatifs afin de définir ses axes de travail. Les victoires d’un pilote d’exception n’offrent donc pas automatiquement une lecture complète de la moto. La saison 2026 doit permettre à BMW de vérifier si sa base technique convient à des styles différents.

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Oliveira et Petrucci imposent une nouvelle méthode

L’arrivée de deux profils distincts oblige BMW à comprendre comment chacun exploite la M 1000 RR. Le premier travail consiste à recueillir les données, puis à déterminer si le pilote peut partir du réglage de référence ou s’il faut immédiatement explorer une autre direction.

Conserver la base connue facilite les comparaisons et apporte davantage de stabilité. Écouter les demandes du pilote peut néanmoins conduire l’équipe à s’en éloigner. Selon Gonschor, les retours d’Oliveira et ceux de Petrucci ne sont pas contradictoires. Chacun exprime simplement des besoins différents, que l’équipe doit traduire en réglages réalisables.

Cette phase d’adaptation occupe une place centrale dans la reconstruction de BMW. Elle doit permettre de distinguer ce qui relève du style de pilotage, ce qui peut être corrigé par les réglages et ce qui dépend directement de la conception de la moto de série.

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L’homologation fixe les limites du développement

Les ingénieurs peuvent intervenir sur l’électronique et les paramètres autorisés, mais le règlement d’un championnat dérivé de la série ferme certaines portes. Une demande formulée par un pilote ne peut pas toujours être satisfaite si elle suppose de modifier un élément couvert par l’homologation.

Dans ce cas, BMW devrait créer un nouveau modèle. Gonschor estime ce processus à au minimum deux ans, ce qui exclut toute réponse immédiate pendant la saison. L’équipe doit alors trouver une solution de contournement à partir des réglages et des composants disponibles.

Cette contrainte explique l’importance de la stabilité technique choisie depuis 2024. BMW dispose ainsi d’une référence commune pour travailler avec Oliveira et Petrucci, tout en identifiant les évolutions qui pourront être intégrées plus tard à une nouvelle moto homologuée.

Christian Gonschor, directeur technique de l’équipe en Superbike
Christian Gonschor, directeur technique de l’équipe en Superbike — © BMW
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© Superbike

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A propos de l'auteur

Marion, 31 ans, rédactrice chez Moteur Actu, suit l'actualité automobile et les sorties constructeurs. Passionnée d'auto depuis l'enfance, elle relaie les annonces produits, lancements internationaux et tendances du secteur avec un regard accessible aux passionnés comme aux non-initiés.

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