Christian Horner en F1 : Zak Brown ouvre la porte

Christian Horner en F1 : Zak Brown ouvre la porte

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Le nom de Christian Horner en F1 revient avec insistance, et pas seulement dans les rumeurs de paddock. Cette fois, c’est Zak Brown qui relance le sujet. Le patron de Mclaren estime que l’ancien dirigeant de Red Bull a toujours sa place dans le paysage. Une prise de position loin d’être anodine, sur fond de rapports de force bien plus larges que le seul cas Horner.

Brown salue le profil Horner

Pour le patron de McLaren, Christian Horner reste une personnalité majeure du championnat. « Je pense que Christian était une grande personnalité pour le sport », a-t-il expliqué. Brown met aussi en avant son parcours. À ses yeux, son palmarès parle pour lui, et la F1 a besoin de dirigeants capables d’avoir du poids dans les débats.

L’Américain pousse même l’idée un peu plus loin. Il juge qu’« il serait formidable de revoir Christian dans le sport ». Brown ajoute qu’il serait surpris de ne pas le revoir en F1, au regard de sa passion et de son âge. Il évoque même une possible arrivée « chez Alpine ou ailleurs ».

Le contraste est net avec ses déclarations de juillet dernier, après l’éviction de Horner, lorsqu’il estimait que Red Bull, et même la F1, se portaient mieux sans lui. Mais en F1, les lignes bougent vite dès que les équilibres changent.

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Alpine, Mercedes et la crainte des équipes satellites

Si Christian Horner en F1 alimente à nouveau les discussions, c’est aussi parce que son nom circule autour d’un possible investissement dans Alpine. Mercedes serait également intéressé. Et sur ce point, Zak Brown durcit clairement le ton. Sa position est simple : il faut s’éloigner « autant que possible, et aussi vite que possible » du modèle des équipes A/B.

Pour étayer son raisonnement, Brown ressort plusieurs dossiers. Il cite le point du meilleur tour pris par Daniel Ricciardo pour aider une autre équipe. Il rappelle aussi les violations de propriété intellectuelle autour des écopes de frein Aston Martin/Racing Point, ainsi que les transferts de personnel entre structures, parfois sans compensation financière. À ses yeux, cela produit à la fois un avantage sportif injuste et un avantage financier injuste.

Au fond, le patron de McLaren défend une idée plus large. Les onze équipes doivent être « aussi indépendantes que possible ». La fourniture de groupes motopropulseurs, oui. Le reste, non. Brown voit un risque très clair : à mesure que les liens capitalistiques ou techniques se resserrent, c’est l’intégrité du sport qui peut être fragilisée. Et, à terme, les fans peuvent s’en détourner.

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Red Bull en exemple, mais pas en modèle à étendre

Brown prend toutefois soin de nuancer son propos sur Red Bull et Racing Bulls. Il se dit satisfait de constater que les deux monoplaces ne ressemblent pas à la même voiture. Il explique aussi avoir échangé avec Laurent Mekies, qu’il décrit comme ouvert et transparent sur le sujet. À l’en croire, Red Bull sait où se situe la limite.

Il reconnaît également ce que le groupe a apporté à la F1, à une période où financer deux équipes était vital pour le championnat. Mais sa conclusion ne varie pas : ajouter un nouveau schéma du même type serait, selon lui, une erreur pour la discipline.

Le message est donc double. D’un côté, Zak Brown réhabilite publiquement Christian Horner et son poids dans le paddock. De l’autre, il alerte sur tout rapprochement qui offrirait à Mercedes un relais comparable à celui dont Red Bull a longtemps disposé. En clair, le retour de Horner ne semble pas l’inquiéter. Ce qui le préoccupe, c’est l’équilibre de pouvoir qui pourrait aller avec.

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A propos de l'auteur

Quentin, rédacteur auto et amoureux du JDM: Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi, Lexus. Ici, je vous livre des essais “à hauteur de conducteur”, entre mesures fiables, anecdotes de route et conseils d’achat sans langue de bois.

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