George Russell n’a pas seulement ouvert sa saison 2026 par une victoire à Melbourne. Le pilote Mercedes s’est aussi servi de ce premier rendez-vous pour remettre une pièce dans le débat autour des nouvelles règles de la F1, avec une pique à peine voilée pour Max Verstappen. Après un week-end maîtrisé en Australie, le Britannique juge que certaines critiques ont été formulées un peu vite.
Un week-end idéal pour Mercedes
À Melbourne, Mercedes a longtemps donné l’impression de rouler sur un autre rythme. En qualifications, George Russell a parfaitement mesuré l’avantage de sa W17 : huit dixièmes d’avance sur tout le monde, à l’exception de son équipier Kimi Antonelli, relégué à trois dixièmes.
Le dimanche, l’écart s’est resserré avec le reste du peloton. De quoi alimenter des rumeurs sur un possible recul volontaire de Mercedes côté moteur, histoire de ne pas trop distancer Ferrari, Red Bull Racing et Audi, ce qui aurait pu offrir un avantage de développement à ces motoristes pour la suite de la saison 2026. Russell écarte cette hypothèse. À ses yeux, la course a suivi le scénario attendu par l’équipe, avec une Ferrari capable de suivre de façon assez convaincante.
Désormais vainqueur de six Grands Prix, le Britannique admet aussi ne pas avoir tout tenté face à Charles Leclerc. Il savait qu’il avait le rythme nécessaire pour gagner sans se mettre en danger inutilement. « C’était à peu près la course que nous attendions : un départ difficile, avec possiblement beaucoup d’effet yo-yo lors des dépassements », explique Russell après son premier succès de la saison 2026. « Je savais que nous avions le rythme dans la voiture, donc j’ai probablement gardé un peu plus de marge pendant le combat avec Charles. Et lui était, vous savez, assez agressif dans certaines de ses manœuvres défensives. »
George Russell répond à Verstappen
C’est ensuite que Russell a haussé le ton face à Max Verstappen. Le Néerlandais s’est montré critique à plusieurs reprises le week-end dernier au sujet du nouveau règlement. Pour le pilote Mercedes, ce verdict arrive trop tôt. Sa lutte avec Leclerc, estime-t-il, a justement montré que cette nouvelle génération de F1 peut aussi offrir des courses disputées.
« Même si c’était compliqué, depuis le cockpit c’était quand même amusant. Oui, peut-être que ces nouvelles règles ne sont pas aussi mauvaises que certains le disent », lance Russell, en visant notamment Verstappen et Lando Norris.
La remarque n’a rien d’anodin. Elle tombe après une manche d’ouverture que Russell a contrôlée, tout en rappelant que la hiérarchie vue en qualifications ne résume pas forcément la réalité du week-end.
Ferrari déjà vue comme une menace
Russell ne s’attend pas à retrouver un tel boulevard toute la saison. Il dit lui-même avoir été surpris de voir Ferrari, Red Bull et Mclaren autant en retrait le samedi à Melbourne. Pour lui, cet écart ne reflète pas le vrai niveau du plateau.
Le pilote Mercedes s’attend au contraire à une saison bien plus serrée que ne l’a laissé penser l’Australie. Et dans son esprit, Ferrari jouera clairement le titre. « C’était un bon week-end, même si la course a évidemment été un peu plus difficile. Mais je pense que le rythme de Ferrari correspondait davantage à ce que nous attendions, et pas à ce que nous avons vu en qualifications. Je ne sais donc pas ce qui est arrivé aux autres équipes en qualifications. Cette différence de rythme n’était pas ce que tout le monde attendait. »
Puis il conclut sans détour : « Mais au vu de ce que nous avons vu aujourd’hui de la part de Ferrari, ils sont clairement dans le coup pour les premières places. »
Avec cette victoire et cette sortie, George Russell envoie un double message. Mercedes a frappé fort à Melbourne, mais la lutte ne fait que commencer. Et sur le terrain du règlement, le Britannique n’a aucune intention de laisser le dernier mot à Verstappen.
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