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Miller juge la Yamaha V4 « presque ingérable » en course

Après sa chute au cinquième tour du GP d’Indonésie, Jack Miller décrit une Yamaha V4 difficile à piloter en configuration course. Le pilote Pramac évoque un freinage instable, un moteur au fonctionnement anormal et une consommation trop élevée avant Phillip Island.

Jack Miller au guidon de sa Yamaha V4 Pramac en MotoGP. Moto GP

La Yamaha V4 offre à Jack Miller des sensations encourageantes aux essais, mais devient selon lui presque ingérable en configuration course, comme à Mandalika.

La chute de Jack Miller au cinquième tour du GP d’Indonésie ne résume pas ses difficultés. Le pilote Pramac décrit surtout une moto dont le comportement se dégrade entre les séances précédant le départ et le Grand Prix. À l’approche de son rendez-vous à domicile, à Phillip Island, ce décalage reste pour lui une source d’incompréhension.

Un équilibre aux essais qui ne tient pas en course

Auprès de Speedweek, l’Australien raconte avoir trouvé un équilibre satisfaisant avant la course : « J’avais de très bonnes sensations le matin, ou du moins des sensations plutôt bonnes. Mais dès que nous passons en configuration course, la moto devient presque ingérable. »

Son premier soupçon porte sur la gestion du moteur. « Que ce soit la cartographie d’injection ou autre chose, il se passe quelque chose en arrière-plan qui rend cette moto très difficile à piloter. » On reste ici sur une piste avancée par Miller, pas sur une cause identifiée.

Les difficultés touchent plusieurs phases du pilotage. L’Australien évoque un moteur qui ne fonctionne pas normalement et une consommation de carburant toujours trop élevée. Sur la distance d’un Grand Prix, cette consommation peut imposer des compromis dans les réglages électroniques et la délivrance de puissance. Miller n’établit toutefois pas de lien définitif avec le changement de comportement qu’il ressent.

Au freinage, le constat est tout aussi préoccupant : « Je ne peux pas freiner la moto, je ne peux pas la faire tourner. Dès que je commence à pousser, la roue avant se bloque. » Chercher davantage de rythme devient alors particulièrement délicat.

Miller
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Retrouver de la constance avant Phillip Island

On dépasse donc la simple recherche de performance sur quelques tours. Pour Yamaha, l’enjeu est de garder en course l’équilibre trouvé par Miller aux essais, tout en maîtrisant la consommation.

À Mandalika, Pramac a également enregistré l’abandon de Toprak Razgatlioglu, diminué par une blessure à l’épaule contractée le samedi. Les deux pilotes ont ainsi quitté le GP d’Indonésie sans résultat.

La prochaine étape conduit Miller à Phillip Island, un tracé rapide où la confiance dans le train avant et la stabilité comptent. « On va en Australie et on verra ce qu’on peut accomplir là-bas », confie-t-il. Sa priorité reste de retrouver une moto exploitable sur la durée d’une course.

Jack Miller

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Kaiizer

Quentin, rédacteur essais chez Moteur Actu, est spécialiste de la culture automobile japonaise (JDM) : Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi et Lexus. Ses essais "à hauteur de conducteur" mêlent mesures objectives, retour d'expérience sur route et conseils d'achat directs, sans complaisance avec les constructeurs.

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