Après sa chute à Mandalika, Francesco Bagnaia pointe deux années de régression chez Ducati en MotoGP, notamment en adhérence et dans le contrôle de l’accélération.
L’Italien avait terminé le Sprint à la huitième place. Dans le GP d’Indonésie, il roulait dixième avant de tomber au sixième tour. Son bilan dépasse pourtant cet abandon. Il décrit une Desmosedici devenue plus difficile à exploiter, sur un circuit où la vitesse en virage et l’adhérence comptent particulièrement.
L’adhérence et la remise des gaz au cœur du problème
Pour Francesco Bagnaia, Mandalika met en évidence les qualités perdues par sa machine : « Le recul que nous avons enregistré ces deux dernières années est particulièrement flagrant sur ce circuit, où la vitesse en virage et l’adhérence sont essentielles. »
Son principal reproche concerne la remise des gaz. « Nous n’avons plus autant de contrôle sur l’accélération, et sur un circuit comme celui-ci, cela se ressent. » On dépasse donc le simple problème de réglage du week-end : Bagnaia situe ses difficultés dans une évolution sur deux saisons.
Le soutien du pneu arrière est l’autre point sensible. L’adhérence disponible ne lui permettait pas de solliciter la moto comme il le souhaitait. Il l’explique ainsi : « Il faut beaucoup de soutien à l’arrière, et malheureusement, sans cela, c’est encore plus difficile. »
Les données semblaient montrer davantage d’adhérence chez les autres pilotes Ducati. Bagnaia estime toutefois que leurs conditions n’étaient pas idéales non plus. Son diagnostic reste personnel : il ne démontre pas que toutes les Desmosedici ont reculé dans les mêmes proportions.

Une chute en cherchant à retrouver du rythme
Au moment de son abandon, Bagnaia cherchait à rejoindre Luca Marini tout en faisant monter la pression de son pneu avant. Pour compenser son manque de vitesse, il sollicitait davantage sa machine, sans obtenir la réponse attendue.
L’Italien résume cette limite : « J’étais en grande difficulté. Je sollicitais trop la moto et, à ce moment-là, elle refusait de répondre. » En forçant, il a fini par perdre l’avant. Sans cette chute, il estime qu’il aurait bataillé avec Marini et Fabio Quartararo, loin des avant-postes.
La victoire de Marc Marquez dans le Sprint montre pourtant que Ducati conserve les moyens de gagner. On ne peut pas pour autant effacer les difficultés de son coéquipier. Une même moto peut rester compétitive pour l’un tout en devenant plus délicate à exploiter pour l’autre.
À l’approche du changement de règlement du MotoGP en 2027, Bagnaia met donc en cause l’évolution de la Desmosedici, au-delà de son seul abandon indonésien.






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