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Mekies veut revoir l’évaluation du moteur Red Bull pour 2027

Le moteur Red Bull est évalué comme la référence thermique du dispositif ADUO et ne reçoit aucune aide au développement. Laurent Mekies conteste la méthode de la FIA, sans rejeter le principe du mécanisme, et demande des améliorations pour 2027.

Une monoplace Red Bull en piste lors d’un Grand Prix de F1. F1

Le moteur Red Bull est évalué comme la référence thermique en F1, mais reste sans aide ADUO, ce qui pousse Laurent Mekies à demander une révision de la méthode de la FIA pour 2027.

Red Bull

Le thermique, pas toute la monoplace

Le désaccord porte d’abord sur ce que mesure l’évaluation. Inscrit au règlement technique 2026, le mécanisme ADUO aide les motoristes dont le moteur à combustion interne est en retard. Il compare leur partie thermique à la référence. Pas les groupes propulseurs hybrides dans leur ensemble, encore moins les monoplaces.

Le seuil d’accès aux aides est fixé à 2 % de retard sur la partie thermique. Les constructeurs concernés peuvent obtenir des homologations supplémentaires. Ils peuvent aussi bénéficier de davantage de temps au banc et d’une marge financière accrue. De quoi développer leur moteur pour réduire l’écart mesuré.

Cette distinction est au cœur de la contestation de Red Bull. La puissance thermique n’est qu’une composante de la performance. Le système électrique, la récupération et le déploiement d’énergie comptent aussi. Tout comme l’intégration du groupe propulseur dans la voiture. On peut donc être en tête de cette évaluation sans avoir la meilleure monoplace en piste.

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Les rivaux obtiennent des évolutions, Red Bull reste sans aide

La FIA a procédé à trois évaluations cette saison. Les premiers résultats ont ouvert des possibilités de développement à plusieurs motoristes. Le niveau d’aide dépend du retard constaté.

Mercedes a obtenu une évolution supplémentaire pour 2026. Et une autre pour 2027. Ferrari, Audi et Honda ont été mesurés à plus de 4 % de la référence. Chacun a obtenu deux évolutions supplémentaires pour 2026. Même attribution pour 2027. Lors du deuxième examen, effectué après le Grand Prix de Hongrie, aucun motoriste n’a obtenu de nouvelle homologation.

La FIA n’a pas rendu public le nom du constructeur de référence. Les données restent confidentielles. Red Bull-Ford est toutefois évalué comme le meilleur moteur thermique et ne bénéficie d’aucune aide ADUO. C’est bien le fonctionnement prévu : les possibilités supplémentaires vont aux motoristes distancés, pas à celui qui sert de référence.

On comprend l’enjeu pour Red Bull : ce classement conditionne aussi les possibilités de développement de ses concurrents. Contester la mesure, ce n’est donc pas seulement discuter d’une place dans un classement. C’est remettre en question une décision aux conséquences techniques concrètes.

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Mekies veut revoir la méthode pour 2027

Laurent Mekies ne conteste pas l’idée d’aider les motoristes en retard. Ce sont les conclusions de la première évaluation qui ont surpris Red Bull. L’écurie a présenté ses arguments à la FIA. Elle veut expliquer pourquoi cette photographie ne correspondait pas, à ses yeux, à la réalité.

Les échanges portent désormais sur les améliorations possibles de la méthode pour 2027. Red Bull souhaite revoir la façon dont le retard est évalué. Sans faire de l’obtention d’une aide son objectif affiché. Mekies résume sa position : « Nous préférons avoir un moteur puissant sans ADUO plutôt qu’un moteur faible et devoir le réclamer. »

Deux sujets restent donc à distinguer. L’écurie préfère un moteur performant à un moteur qu’il faudrait rattraper grâce à des possibilités supplémentaires. Elle demande aussi que l’évaluation reflète correctement les écarts entre motoristes. On peut accepter le principe sans approuver la méthode de mesure.

La FIA juge ses analyses robustes, mais poursuit les discussions avec les constructeurs. Son directeur des monoplaces, Nikolas Tombazis, a reconnu que le dispositif pourrait évoluer après cette première saison. Une modification pour 2027 reste donc possible. Rien n’est encore décidé.

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Sepang ne règle pas le débat

Les résultats sportifs montrent les limites d’une lecture centrée sur le moteur thermique. Mercedes a commencé l’année en force. Red Bull a traversé un début de saison difficile avant de retrouver de la compétitivité. Ces trajectoires ne suffisent pas à invalider le classement ADUO. Elles concernent les voitures complètes.

À Sepang, Max Verstappen a signé la première victoire de Red Bull en 2026. Les progrès de la RB22 ne se résument pas au moteur. Les évolutions du châssis et l’équilibre ont aussi compté dans ce retour aux avant-postes. La vitesse en ligne droite et la gestion des pneus également.

Mekies souligne que de nombreux domaines restent développables, même lorsque le matériel moteur est verrouillé. L’exploitation du groupe propulseur et son intégration dans la monoplace offrent encore des leviers de progression. Sans homologation supplémentaire.

On ne peut donc pas trancher le débat ADUO avec cette victoire malaisienne. Elle ne démontre ni la justesse ni l’erreur de l’évaluation de la FIA. Elle montre qu’un résultat en piste dépend de plusieurs éléments. Pour Red Bull, le chantier réglementaire de 2027 reste distinct du travail sur la voiture. Le statut de référence thermique ferme l’accès aux aides ADUO, pas toutes les voies de développement.

Red Bull

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Marion

Marion, 31 ans, rédactrice chez Moteur Actu, suit l'actualité automobile et les sorties constructeurs. Passionnée d'auto depuis l'enfance, elle relaie les annonces produits, lancements internationaux et tendances du secteur avec un regard accessible aux passionnés comme aux non-initiés.

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