Pierre Gasly met en cause la cohérence des décisions des commissaires de la F1 après l’accrochage entre les deux Mclaren au sprint de Singapour, resté sans sanction.
Un choc sans sanction dans le dernier tour
Sur une piste mouillée, Lando Norris a attaqué son coéquipier pour la quatrième place au virage 5, dans le dernier tour. Après un contact, les deux monoplaces sont parties en tête-à-queue. Oscar Piastri a abandonné avec une voiture endommagée, tandis que Norris a pu repartir et terminer huitième.
Les commissaires de la FIA ont examiné l’incident, puis décidé de ne prendre aucune mesure supplémentaire. Leur conclusion repose sur le critère de responsabilité : aucun des deux pilotes n’a été jugé entièrement ou principalement responsable de l’accrochage.
L’absence de sanction sportive ne change rien aux conséquences du contact : McLaren a perdu une voiture, et le duel pour la quatrième place s’est achevé avec Norris au huitième rang.
Pierre Gasly réclame des décisions plus prévisibles
Le reproche du pilote Alpine ne porte pas sur l’absence d’une explication écrite. Il pointe plutôt les différences de traitement entre des incidents d’apparence similaire, d’un week-end à l’autre. Pour Gasly, les pilotes doivent connaître la limite avant de tenter une manœuvre, et non la découvrir à travers la décision des commissaires.
Que le contact oppose deux coéquipiers pour quelques points de sprint ne change rien à son raisonnement : les mêmes critères doivent s’appliquer à tout le plateau. Ni l’identité des monoplaces ni les conséquences internes pour une écurie ne devraient influer sur le jugement sportif.
Chez McLaren, Andrea Stella a qualifié le contact de grave et d’inacceptable du point de vue de l’équipe. Ce constat ne contredit pas nécessairement celui des commissaires : une écurie peut considérer que ses pilotes l’ont pénalisée sans que la FIA retienne une faute passible de sanction.
Norris peut donc échapper à une pénalité tout en devant répondre de l’incident en interne. Pour Gasly, l’enjeu dépasse ce seul contact : dans les cas limites, l’appréciation des commissaires doit rester cohérente d’un duel à l’autre.







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