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Bastianini décrit le changement d’attitude de Ducati

Bastianini raconte à Motosprint avoir ressenti un changement d’attitude chez Ducati après ses blessures de 2023. Ses confidences font écho aux difficultés de Bagnaia, sans établir une même perte de confiance ni un traitement défavorable.

Enea Bastianini et Francesco Bagnaia associés à leur passage dans l'équipe officielle Ducati. Moto GP

Bastianini confie avoir senti la confiance de Ducati s’effriter après ses blessures de 2023, un témoignage qui éclaire les difficultés de Francesco Bagnaia sans démontrer que les deux pilotes ont vécu la même situation.

Bastianini situe la rupture après sa deuxième blessure

Enea Bastianini ne parle ni d’une décision technique ni d’une annonce de départ. Il évoque d’abord une sensation : celle de ne plus retrouver la même atmosphère en entrant dans le garage de l’équipe officielle Ducati. Dans ses confidences à Motosprint, l’Italien situe ce changement au cours de sa première saison avec l’usine.

Promu en 2023 après ses performances chez Gresini, il avait vu son adaptation à la Desmosedici perturbée par deux accidents. Une blessure à la clavicule après un accrochage avec Luca Marini au Portugal avait d’abord interrompu son élan. Il avait ensuite été de nouveau touché dans le carambolage de Barcelone.

À ses yeux, ce deuxième épisode a marqué un tournant dans ses relations avec Ducati. « Je pense que Ducati croyait suffisamment en moi lorsque j’ai intégré l’équipe d’usine. Mais après ma deuxième blessure, leur perception de moi a changé », explique-t-il à Motosprint.

Il résume ce malaise par une autre confidence : « Dès cet instant, en entrant dans le garage, je n’ai plus ressenti la même chose. » Il décrit ainsi une perte de confiance ressentie, sans accuser Ducati de sabotage ni dénoncer des moyens techniques insuffisants.

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Une saison 2024 avec le sentiment de connaître la fin

Bastianini affirme avoir commencé sa deuxième campagne chez Ducati sans croire à la poursuite de leur collaboration. « J’ai abordé 2024 en sachant dès la première course que je ne serais plus chez Ducati la saison suivante », raconte-t-il à Motosprint.

Cette déclaration traduit sa conviction personnelle à ce moment-là, mais ne permet pas de dater le choix de Ducati. Elle révèle surtout l’état d’esprit dans lequel le pilote dit avoir disputé cette saison : chercher des résultats tout en estimant son avenir déjà fermé.

Les résultats ont pourtant été au rendez-vous. Bastianini a terminé la campagne avec deux victoires et neuf podiums, sans conserver son guidon dans l’équipe officielle. Il a rejoint Ktm Tech3 pour 2025, refermant une association de deux saisons marquée par les blessures, puis par l’incertitude sur sa place.

Ce contraste traverse son récit : malgré ses résultats, il se sentait déjà sur le départ. La performance ne lui donnait pas pour autant confiance dans la poursuite de la collaboration.

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Bagnaia, un parallèle qui a ses limites

La situation de Francesco Bagnaia donne une résonance particulière à ces confidences. Champion du monde avec Ducati en 2022 et 2023, l’Italien avait mis fin à l’attente du constructeur depuis le titre de Casey Stoner en 2007. Son statut sportif s’est ensuite fragilisé avec l’arrivée de Marc Marquez dans l’équipe officielle.

Cinquième du championnat en 2025, Bagnaia occupe désormais le neuvième rang en 2026, loin de son coéquipier. Son départ vers Aprilia en 2027, où il est attendu tandis que Pedro Acosta doit rejoindre Marquez chez Ducati, soulève aussi des interrogations sur la fin de sa collaboration avec l’usine.

Le parallèle avec Bastianini tient à des éléments précis : deux pilotes italiens passés par l’équipe officielle et la perspective de devoir terminer une saison avant de changer de constructeur. Leurs parcours restent toutefois différents. Les blessures occupent une place déterminante dans le récit de Bastianini, tandis que Bagnaia traverse une période de difficultés sportives après ses deux titres.

Surtout, Bastianini parle de son propre ressenti. Ses paroles ne permettent ni de prêter les mêmes sentiments à Bagnaia ni de conclure que Ducati aurait adopté une attitude identique envers eux.

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Une perte de confiance ne prouve pas un traitement défavorable

Les difficultés de Bagnaia alimentent aussi les soupçons sur l’orientation technique de la Desmosedici. Davide Tardozzi a fermement rejeté l’idée que la GP26 aurait été conçue spécifiquement pour Marc Marquez. Les confidences de Bastianini n’apportent aucun élément permettant de contredire ce démenti.

Les sensations d’un pilote sur sa moto, les choix de recrutement de son équipe et une éventuelle volonté de le défavoriser restent trois sujets distincts. Le manque de compétitivité ne prouve pas un traitement inégal, pas plus que la préparation d’un futur duo de pilotes.

Bastianini raconte avant tout comment sa relation avec Ducati lui a semblé se dégrader avant la fin de son contrat, alors qu’il continuait à courir pour le constructeur. Pour Bagnaia, le défi sportif reste de retrouver des résultats jusqu’au terme de cette aventure. Lui attribuer la même rupture de confiance irait au-delà des propos de son ancien coéquipier.

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