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Toyota produirait le Lexus NX hybride au Canada en décembre

Toyota produirait, selon Bloomberg, le Lexus NX hybride à Cambridge, au Canada, à partir de décembre 2026. Ce programme mobiliserait plusieurs centaines de millions de dollars, alors que les usines ontariennes du constructeur fonctionnent déjà à leur capacité maximale ou presque.

Un Lexus NX hybride, dont Toyota préparerait la production à Cambridge, en Ontario. Actualités
© Just dance / Shutterstock.com

Toyota lancerait la production du Lexus NX hybride en Ontario dès décembre 2026, selon Bloomberg, à contre-courant des réductions d’activité qui touchent une partie de l’industrie automobile canadienne.

L’assemblage de cette version actualisée, exclusivement hybride, serait confié au complexe industriel de Cambridge. Le projet s’accompagnerait d’investissements de plusieurs centaines de millions de dollars. Il marquerait un nouvel engagement industriel du constructeur japonais au Canada, malgré les tensions commerciales avec les États-Unis.

Le Lexus NX hybride sur un site déjà très sollicité

Ce programme prolonge un investissement de 1,1 milliard de dollars consacré au dernier Toyota RAV4, dont la production a démarré en janvier 2026. Le NX rejoindrait ainsi un dispositif industriel récemment soutenu par des dépenses importantes.

En 2025, Toyota a fabriqué 537 518 véhicules dans ses deux usines ontariennes. Toutes deux fonctionnaient à leur capacité maximale, ou presque, avec deux équipes et des heures supplémentaires. Environ 85 % de cette production est destinée à l’exportation, principalement vers les États-Unis.

Scott MacKenzie, directeur des affaires institutionnelles de Toyota Motor Manufacturing Canada, souligne cet ancrage : « Nous sommes pleinement engagés dans la fabrication de voitures au Canada à long terme. Nous continuons à investir ici et pensons que le Canada est un excellent endroit pour fabriquer des voitures. »

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Un engagement à rebours des réductions de production

Cet engagement tranche avec l’évolution du secteur canadien. L’assemblage automobile national est passé d’environ trois millions de véhicules en 2000 à 1,3 million en 2024.

GM a supprimé une équipe dans son usine de camions près de Toronto et arrêté la production à Ingersoll en 2025. Stellantis a également stoppé l’activité d’un site de la région de Toronto qu’il prévoit de vendre. De son côté, Ford a abandonné ses projets de production de véhicules électriques au Canada pour se concentrer sur les camions lourds.

La forte dépendance de Toyota aux exportations vers les États-Unis l’expose toutefois aux tensions commerciales. Washington menace de porter à 50 % les droits de douane sur les véhicules importés si aucun accord bilatéral plus large n’est conclu avant le 1er janvier.

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Louis

Louis, rédacteur en chef de Moteur Actu depuis 2024, couvre quotidiennement l'actualité automobile et la Formule 1. Spécialisé sur les véhicules électriques, l'industrie européenne et les nouveautés constructeurs, il décrypte les annonces, résultats financiers et tendances du marché auto.

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