Nicolò Bulega rejoindra VR46 en MotoGP en 2027 avec Ducati, après avoir envisagé une piste KTM qu’il décrit comme son option la plus concrète à un moment du mercato.
Le champion du monde Superbike 2026 poursuivra donc son parcours avec le constructeur italien. Chez VR46, il fera équipe avec Fermin Aldeguer et retrouvera une structure pour laquelle il a déjà couru en Moto2, en 2019. Cette arrivée ne s’est pourtant pas dessinée sans alternatives.
Dans un entretien à crash.net, Bulega revient sur les possibilités qui se sont présentées avant de concrétiser son premier choix. Sa décision mêle fidélité à Ducati et préparation d’un changement technique majeur en MotoGP.
KTM, une possibilité avancée pour Nicolò Bulega
Le marché des transferts imposait d’abord son rythme. Avant de fixer son avenir, l’Italien devait patienter : « Nous devions attendre que les principaux acteurs, ceux qui sont au cœur du marché, passent à l’action », explique-t-il à crash.net.
Pendant cette attente, KTM constituait une porte d’entrée crédible vers la catégorie reine. Bulega ne présente pas cette possibilité comme un simple contact exploratoire : « L’opportunité de rejoindre KTM existait, et c’était probablement l’option la plus concrète. » Il précise que son responsable avait rencontré certains cadres supérieurs du constructeur.
Ces échanges donnent du poids à la piste autrichienne, sans pour autant permettre de parler d’un accord conclu. Le pilote disposait aussi d’une autre possibilité. Toujours auprès de crash.net, il évoque « une possibilité, peut-être plus limitée, avec Aprilia ».
Les deux pistes n’étaient donc pas au même stade : KTM représentait l’alternative la plus avancée dans son récit, tandis qu’Aprilia restait une perspective moins concrète. Aucune n’a toutefois supplanté son souhait de continuer avec Ducati.
Ducati, une continuité depuis le Supersport
« J’ai toutefois toujours dit que j’aurais aimé continuer avec Ducati », confie Bulega à crash.net. Son choix s’inscrit dans une relation entamée en 2022, bien avant l’ouverture de cette place en MotoGP.
L’Italien a d’abord évolué en Supersport dans l’environnement du constructeur, puis rejoint le WorldSBK avec l’équipe officielle. Cette progression l’a conduit jusqu’au titre mondial en 2026. « Nous avons remporté de nombreuses courses et cette année, le championnat du monde est arrivé : la cerise sur le gâteau », résume-t-il dans le même entretien.
Passer en MotoGP aurait pu l’amener à changer à la fois de catégorie et de constructeur. Il a préféré rester chez Ducati. « Continuer avec Ducati était mon plus grand souhait et nous y sommes finalement parvenus. Un nouveau défi commence maintenant. »
Son arrivée chez VR46 lui offre un autre repère familier. Bulega connaît déjà l’équipe pour y avoir disputé la saison Moto2 2019. Il la retrouvera dans un cadre sportif différent, aux côtés de Fermin Aldeguer.
Le changement de règlement donne un autre relief au choix
Le calendrier de cette arrivée compte autant que sa destination. En 2027, le MotoGP passera de 1 000 à 850 cm³, avec une aérodynamique réduite. Pirelli remplacera également Michelin comme fournisseur unique de pneumatiques.
Bulega découvrira ainsi la catégorie au moment où ses repères techniques seront renouvelés. Son expérience du manufacturier italien en WorldSBK constitue un bagage utile, même si elle ne peut pas se transposer intégralement aux futurs prototypes.
À cela s’ajoute son implication auprès de Ducati. Le constructeur l’a intégré à son programme d’essais MotoGP en 2026 pour contribuer au développement de la future Desmosedici. Son passage vers les Grands Prix ne repose donc pas uniquement sur ses résultats en Superbike : il participe aussi au travail préparatoire de la nouvelle moto.
En restant dans cet environnement, il conserve une continuité avec les méthodes de Ducati. Son expérience des Pirelli et ce programme d’essais lui donnent plusieurs points d’appui pour aborder la transition.
Des repères utiles, pas une garantie de résultats
Cette préparation ne dispense pas Bulega d’un travail d’adaptation. Les pneus Pirelli destinés au MotoGP seront spécifiques à la catégorie : leur fonctionnement ne pourra donc pas être déduit uniquement de ce qu’il connaît en WorldSBK.
Un prototype impose aussi des exigences différentes de celles d’une Superbike. L’expérience acquise lors des essais peut aider à comprendre la direction du développement, sans garantir une place aux avant-postes une fois la compétition lancée. Bulega lui-même ne considère pas ce bagage comme un accès automatique aux premières positions.
Son choix suit ainsi une logique précise : rejoindre le MotoGP sans rompre avec le constructeur qui l’a accompagné jusqu’au titre mondial Superbike. Malgré les possibilités chez KTM et Aprilia, il a privilégié Ducati et une transition déjà amorcée par son travail d’essayeur. Il lui reste désormais à transformer ces repères en résultats chez VR46.






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