Le Canada et l’Ontario prévoient 2,5 milliards de dollars canadiens supplémentaires sur deux ans pour moderniser l’industrie automobile, confrontée aux droits de douane américains.
Cette enveloppe doit financer des investissements dans les usines. Le gouvernement fédéral apportera 1,5 milliard de dollars canadiens, contre 1 milliard pour l’Ontario. Ces moyens serviront notamment à adapter les équipements et les lignes d’assemblage à la production de véhicules électriques et connectés.
L’aide s’inscrit dans un programme commun de 8,7 milliards de dollars canadiens destiné aux secteurs touchés par les barrières douanières américaines. Pour l’automobile, les deux gouvernements veulent à la fois amortir le choc commercial et orienter les investissements vers la transformation de la production.
Une industrie automobile accompagnée dans sa transition
Ottawa et l’Ontario créeront un groupe de travail commun consacré à l’automobile, chargé de coordonner les interventions publiques et d’accompagner la transition industrielle.
En parallèle, le calendrier réglementaire prévoit un gel des normes d’émissions de gaz à effet de serre des véhicules légers aux niveaux de 2026, jusqu’à l’année-modèle 2029 incluse. Leur durcissement annuel reprendra avec l’année-modèle 2030. Cette pause dans la progression des exigences ne signifie donc pas leur suppression.
Cette trajectoire s’inscrit dans l’objectif national concernant les véhicules électriques à l’horizon 2035, présenté dans la stratégie automobile de février 2026. Celle-ci vise à transformer la production nationale et à protéger les travailleurs.
Un soutien qui s’étend aux matériaux et aux infrastructures
Le programme Canada-Ontario comprend également un fonds commun de 5,22 milliards de dollars canadiens sur cinq ans pour l’acier. Jusqu’à 2 milliards sont aussi prévus pour les infrastructures routières desservant la région minière du Cercle de feu, dans le nord de l’Ontario. Les autorisations pour les projets associés feront l’objet d’une coordination.
Ce soutien dépasse ainsi les seules chaînes d’assemblage. Selon le gouvernement, le secteur automobile emploie directement plus de 120 000 personnes et contribue chaque année pour plus de 16 milliards de dollars canadiens au produit intérieur brut national.





Commentaires 0
Modérés avant publication