Pierre Gasly rappelle ce qu’il doit à la FFSA, alors qu’une procédure engagée par le ministère des Sports pourrait priver la fédération de son agrément.
Le pilote Alpine reconnaît ne pas disposer d’assez d’informations pour juger la crise qui secoue la Fédération française du sport automobile. Il s’en tient donc à son propre parcours : « Sans la Fédération, je ne serais jamais arrivé là où je suis aujourd’hui. »

Pierre Gasly, accompagné dès l’âge de 13 ans
Le Français explique avoir bénéficié du soutien de la FFSA depuis ses 13 ans, notamment au sein de la FFSA Academy et des équipes de France. Cet accompagnement lui a apporté un cadre sportif et un suivi pendant ses années de formation. Dans un entretien publié en 2018, il racontait avoir quitté le foyer familial à cet âge pour rejoindre une structure liée à la fédération, au Mans.
La suite de son parcours l’a mené au titre en GP2 en 2016, puis à ses débuts en F1 avec Toro Rosso en 2017. Avec sa victoire à Monza, en 2020, il est devenu le premier Français vainqueur d’un GP depuis Olivier Panis en 1996.
Pour Gasly, la FFSA figure parmi les fédérations les plus investies dans l’accompagnement des jeunes talents ces dernières années. Perdre cette capacité de soutien serait, à ses yeux, « extrêmement triste ». Il ne se prononce toutefois pas sur les accusations visant sa gouvernance.
Une procédure de retrait d’agrément engagée
La ministre des Sports, Marina Ferrari, a engagé une procédure pouvant conduire au retrait de l’agrément ministériel de la FFSA. Une mission d’inspection a relevé des manquements concernant la gouvernance, le fonctionnement démocratique des instances et le respect des obligations fédérales. Aucune décision définitive ne sera prise avant l’issue de la procédure contradictoire.
Dans un entretien à L’Équipe, la ministre a également annoncé la suspension du directeur technique national et une phase de quinze jours durant laquelle la fédération pourra présenter ses observations.
Présidée depuis avril par Pierre Ragues, la FFSA affirme n’avoir reçu ni le rapport d’inspection ni de courrier détaillant les faits reprochés. Elle indique poursuivre ses activités et préparer les prochaines échéances sportives.
De son côté, le ministère assure vouloir préserver la continuité des compétitions. Il prévoit des échanges avec le CNOSF pour anticiper les conséquences possibles de la procédure. Le témoignage de Gasly souligne l’autre enjeu de cette crise : préserver l’accompagnement des jeunes pilotes alors que la gouvernance est remise en question.





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