Le moteur Honda reçoit des ajustements de gestion à Austin après les difficultés d’accélération rencontrées par Aston Martin à Singapour, sans garantie que le problème soit résolu.
Le nouveau turbocompresseur n’a pas suffi. Introduit pour corriger le temps de réponse du turbo, il n’a pas éliminé les difficultés de pilotage à Singapour. Honda travaille donc sur la gestion du groupe propulseur pour que sa réponse corresponde mieux aux demandes des pilotes.
Dans des explications rapportées par PlanetF1.com après la séance médias du jeudi 22 octobre, Shintaro Orihara, responsable des opérations en piste et ingénieur en chef de Honda, a décrit une accélération irrégulière. Les nombreuses relances du tracé singapourien, combinées aux contraintes de gestion de l’énergie, avaient compliqué la tâche des pilotes.
« Actuellement, notre gestion ne répond pas aux demandes des pilotes », a déclaré Orihara. Après la course, les groupes propulseurs ont été inspectés à Sakura, sans qu’un problème majeur soit identifié. Leur réponse n’est pas pour autant satisfaisante.
Si l’apport électrique peut atténuer le délai de réaction du turbo, il ne le compense pas dans toutes les situations de fonctionnement. Le travail porte donc sur la réponse conjointe des différents éléments, plutôt que sur le seul remplacement d’une pièce.
À Austin, Honda a bouclé vendredi 23 octobre tous les essais prévus, au cours d’une journée sans difficulté signalée. L’analyse des données s’est concentrée sur l’agrément de pilotage, en s’appuyant sur les retours des pilotes. Après ces roulages par temps chaud, les besoins de refroidissement devaient encore être précisés.
Lors de la conférence de presse FIA du vendredi, Adrian Newey a lui aussi insisté sur la nécessité de faire fonctionner le châssis et le groupe propulseur comme un ensemble. Pour Aston Martin et Honda, l’enjeu reste d’obtenir une accélération prévisible et reproductible : mener le programme d’essais à son terme ne suffit pas.





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