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Renault maintient Alpine en F1 malgré les pertes

Renault confirme son engagement auprès d’Alpine en F1 malgré un programme actuellement déficitaire. François Provost estime que l’écurie doit rejoindre les trois ou quatre meilleures équipes pour offrir au constructeur toutes les retombées promotionnelles attendues de son investissement.

Une monoplace Alpine engagée en Formule 1. F1
© BWT Alpine Formula One Team // TWJB Photography

Renault maintient son engagement auprès d’Alpine en F1 malgré les pertes, mais attend de meilleurs résultats pour renforcer la visibilité de la marque.

Le directeur général de Renault, François Provost, a reconnu au Mondial de l’Auto de Paris que le programme de Formule 1 d’Alpine perdait actuellement de l’argent. Il n’a pas chiffré ces pertes. Le dirigeant a toutefois écarté l’idée d’un abandon : cette présence garde un intérêt stratégique pour le constructeur français.

« Nous restons engagés avec Alpine. D’accord, nous perdons de l’argent, c’est difficile, mais il faut avoir de l’ambition », a déclaré François Provost. Le soutien est donc confirmé, mais il s’accompagne d’une exigence de progression sportive.

Les premières places pour mieux promouvoir la marque

Pour François Provost, participer ne suffit pas à tirer pleinement parti de l’investissement. Le dirigeant a expliqué à BFM TV qu’Alpine devait rejoindre les trois ou quatre meilleures écuries pour que Renault bénéficie de toutes les retombées promotionnelles attendues. On est encore loin de cet objectif au vu de la position compétitive actuelle de l’équipe.

L’enjeu dépasse le classement, car une monoplace rarement aux avant-postes apparaît moins dans la couverture télévisée. Les résultats pèsent donc sur la visibilité, l’intérêt pour les sponsors et les bénéfices que la marque peut retirer de son engagement. La croissance commerciale de la F1 ne garantit pas, à elle seule, ce retour.

Alpine poursuit la reconstruction de son organisation avec un objectif : mieux utiliser la F1 pour promouvoir ses voitures de route. La dépense n’est pas le seul problème, mais elle devient plus difficile à justifier sans victoires ni suffisamment d’attention.

Le programme garde pourtant des atouts aux yeux de Renault. La F1 offre une exposition mondiale difficile à reproduire ailleurs. L’association d’un constructeur français et de Pierre Gasly lui donne aussi une identité nationale claire. Le pilote a rencontré Emmanuel Macron au Mondial de l’Auto.

François Provost n’a pas formulé d’ultimatum. On retient donc un engagement maintenu, mais la reconstruction devra se traduire par des résultats en piste.

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Marion

Marion, 31 ans, rédactrice chez Moteur Actu, suit l'actualité automobile et les sorties constructeurs. Passionnée d'auto depuis l'enfance, elle relaie les annonces produits, lancements internationaux et tendances du secteur avec un regard accessible aux passionnés comme aux non-initiés.

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