La victoire de Kimi Antonelli au GP d’Espagne s’est jouée sur un arrêt sous VSC, anticipé grâce à un code radio Mercedes et facilité par le timing de la neutralisation.
Comment Mercedes a préparé la victoire de Kimi Antonelli
Mercedes emploie des messages radio codés pour signaler à ses pilotes qu’une voiture de sécurité ou un VSC pourrait ouvrir une fenêtre d’arrêt. Renouvelés à chaque course, ces codes empêchent les écuries rivales de décrypter les échanges. À Madrid, ce dispositif a permis à l’équipe d’anticiper la décision de la direction de course.
Lorsque l’Aston Martin de Lance Stroll s’est immobilisée, des drapeaux jaunes ont été déployés aux virages 19 et 20. Peter Bonnington, l’ingénieur d’Antonelli, lui a d’abord demandé de ralentir franchement, puis lui a indiqué qu’il se trouvait dans la fenêtre permettant de profiter d’une neutralisation.
Antonelli a levé le pied davantage que les pilotes autour de lui et retardé son retour à pleine charge après la zone sous drapeaux jaunes. Ce choix lui a coûté du temps en piste, mais a offert une seconde supplémentaire à Mercedes pour évaluer la situation. « Kimi a légèrement ralenti et s’est offert une seconde de plus. Il aurait peut-être pu rentrer sans cela, mais ce geste a clairement rendu l’arrêt possible », a expliqué Andrew Shovlin, directeur de l’ingénierie en piste.
Un VSC déclenché au moment idéal
La direction de course a attendu 35 secondes entre le premier drapeau jaune et l’activation du VSC. Antonelli a rejoint le stand Mercedes 15 secondes plus tard, au moment où ses mécaniciens achevaient leur préparation.
Ce timing a fait la différence face à Lando Norris. Le leader avait déjà dépassé l’entrée des stands lorsque le VSC a été déclenché, tandis qu’Antonelli se trouvait encore assez près pour bifurquer. Le code radio n’a pas provoqué la neutralisation, mais il a placé Mercedes en position de l’exploiter immédiatement.
Les équipes étudient généralement ces scénarios avec leurs pilotes avant la course. À Madrid, Bonnington, Antonelli et les mécaniciens ont appliqué le plan convenu sans retarder la décision. Cette victoire doit donc une part à la réussite, mais aussi à la seconde gagnée en piste et à la préparation du stand.
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