La PFA prépare un livre blanc pour réclamer un allègement des normes automobiles, dont Luc Chatel dénonce le poids dans le prix des voitures neuves.

Luc Chatel, président de la Plateforme automobile (PFA), qui représente la filière française, affirme qu’une centaine de nouvelles normes seraient en préparation. Un quart mobiliserait déjà les équipes de Renault et Stellantis. Ce chiffre ne correspond pas nécessairement à cent équipements obligatoires supplémentaires : il recouvre des contraintes que les constructeurs doivent anticiper lors du développement de leurs futurs modèles.
L’objectif est d’abord de rendre les véhicules neufs plus accessibles. Pour la filière, l’accumulation des exigences réglementaires contribue à la hausse des tarifs et complique particulièrement l’équation économique des petites voitures.
Des normes automobiles à adapter à l’usage

Pour illustrer sa demande, le président de la PFA cite les systèmes de détection des franchissements de ligne. Il conteste la pertinence de les rendre obligatoires sur une citadine principalement destinée à circuler en ville. La filière souhaite donc ouvrir le débat sur des exigences adaptées à la catégorie et à l’utilisation des véhicules, plutôt qu’appliquées uniformément.
Depuis juillet 2024, les voitures neuves commercialisées dans l’Union européenne doivent notamment respecter le règlement GSR2, qui impose plusieurs aides à la conduite et dispositifs de sécurité. Au coût des caméras, capteurs et logiciels s’ajoutent ceux des essais et de l’homologation. Même lorsque plusieurs fonctions partagent des composants, les constructeurs doivent développer et valider chaque système.
Sur les petits modèles, les marges limitées rendent ces dépenses plus difficiles à absorber. L’enjeu dépasse donc le prix d’un équipement isolé : il concerne l’ensemble des ressources nécessaires pour mettre une citadine en conformité.
Un allègement à concilier avec la sécurité
Cette demande prolonge une démarche engagée en juillet 2026. La PFA avait alors présenté une étude réalisée avec le cabinet de conseil Roland Berger et des propositions visant notamment à stabiliser pendant dix ans les nouvelles exigences réglementaires concernant les petites voitures. Le livre blanc doit préciser les règles que les industriels souhaitent voir assouplies.

Les équipements concernés répondent toutefois à des objectifs de sécurité routière. Même principalement utilisée en ville, une citadine peut emprunter l’autoroute ou une route départementale, où certaines aides à la conduite trouvent leur utilité. Adapter les obligations à un usage surtout urbain supposerait donc de démontrer que les économies obtenues ne dégradent pas la sécurité.
À ce stade, Luc Chatel ne présente pas de liste définitive de dispositifs à supprimer. Il entend ouvrir le débat sur le poids de la réglementation dans le prix des voitures neuves.







Commentaires 0
Modérés avant publication