La loi Ripost a été appliquée pour la première fois à un rassemblement automobile en France, avec trois suspensions de permis prononcées dans le Pas-de-Calais.

La loi Ripost mobilisée après 400 contrôles
Le 30 août 2026, des centaines de véhicules se sont rassemblés près de Liévin, dans la zone d’activité de l’Alouette. Entre minuit et 1 h 15, des drifts, des burns, des accélérations brutales et des feux d’artifice ont troublé la tranquillité publique.
La commune voisine de Bully-les-Mines a dénoncé ces comportements dangereux. Plusieurs équipes de police ont alors été déployées pour contrôler les véhicules présents.
Au total, les forces de l’ordre ont mené 400 contrôles et relevé quelques anomalies. Un conducteur étranger s’est vu interdire de revenir sur le territoire. Trois des personnes contrôlées ont également été poursuivies pour rodéo. Chacune a fait l’objet d’une suspension du permis de conduire et d’une amende.
Le préfet François-Xavier Lauch devient ainsi le premier en France à recourir à l’arsenal prévu par la loi Ripost dans le cadre d’un rassemblement automobile.
Des sanctions lourdes pour les organisateurs
Introduite en 2026, la loi permet aux préfectures et aux forces de l’ordre d’intervenir contre les rassemblements non autorisés, même en l’absence d’infraction routière manifeste. Le simple fait d’y participer peut entraîner un retrait de permis.
L’enquête doit désormais permettre d’identifier les organisateurs. Dans les cas les plus graves, ceux-ci risquent jusqu’à 75 000 euros d’amende et trois ans de prison.
Cette première application intervient après plusieurs rassemblements marqués par des débordements. En novembre 2025, environ 800 véhicules et plus de 3 000 personnes s’étaient réunis à Bourg-en-Bresse. Des tirs de mortiers et des affrontements avec la police avaient ensuite conduit le préfet de l’Ain à multiplier les arrêtés temporaires d’interdiction.
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