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Des voitures importées de Chine illustrant le poids de l’automobile dans le commerce extérieur français.

Le déficit commercial français atteint 6,7 milliards

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Le déficit commercial français atteint 6,7 milliards d’euros en juillet 2026, notamment sous l’effet de la hausse des importations de produits automobiles.

Les chinoises hybrides font plonger la balance de la France © Constructeur
Les chinoises hybrides font plonger la balance de la France — © Constructeur

Le déficit commercial français sous pression

La France s’appuie sur de solides filières exportatrices dans l’aéronautique, l’industrie pharmaceutique ou l’armement. Leurs performances ne suffisent cependant pas à compenser les achats réalisés à l’étranger, en particulier dans l’énergie et les transports.

Durant l’été, l’automobile a accentué ce déséquilibre. Les importations de véhicules et de composants, provenant majoritairement d’Asie, progressent, tandis que les exportations françaises de produits liés aux transports n’augmentent pas dans les mêmes proportions.

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Les importations automobiles ravivent le débat européen

Les exportations de voitures chinoises vers l'Europe ont explosé en 2026 © BYD
Les exportations de voitures chinoises vers l’Europe ont explosé en 2026 — © BYD

Cette dégradation intervient alors que Gernot Döllner, patron d’Audi, réclame davantage de fermeté européenne envers les hybrides rechargeables chinois. Contrairement aux voitures électriques venues de Chine, ces modèles ne sont pas soumis aux mêmes surtaxes.

En juillet 2026, le solde commercial s’est dégradé de 0,9 milliard d’euros, portant le déficit à 6,7 milliards d’euros. Cette évolution fait suite à l’amélioration de 1,9 milliard enregistrée en juin.

Les importations ont augmenté de 1,1 milliard d’euros, contre une progression de seulement 0,2 milliard pour les exportations. Les matériels de transport représentent 0,7 milliard d’euros d’achats supplémentaires, principalement dans l’industrie automobile et, dans une moindre mesure, dans l’aéronautique et le spatial.

Sur douze mois glissants, le déficit s’établit à 61,6 milliards d’euros. La forte progression des exportations chinoises vers l’Europe en 2026 contribue à cette tendance.

À moyen terme, les projets de production européenne de BYD, Mg et Leapmotor pourraient limiter les importations de véhicules entièrement assemblés. Ils ne feront toutefois pas disparaître les flux de pièces : la quasi-totalité des voitures électriques européennes dépend encore de cellules, de composants électroniques ou de batteries provenant de Chine, de Corée du Sud et d’autres pays d’Asie du Sud-Est.

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A propos de l'auteur

Marion, 31 ans, rédactrice chez Moteur Actu, suit l'actualité automobile et les sorties constructeurs. Passionnée d'auto depuis l'enfance, elle relaie les annonces produits, lancements internationaux et tendances du secteur avec un regard accessible aux passionnés comme aux non-initiés.

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