L’achat d’une voiture électrique d’occasion pourrait devenir plus transparent grâce à un pacte visant à généraliser l’information gratuite sur l’état de la batterie.

Un pacte pour la voiture électrique d’occasion
Le ministère de la Transition écologique a réuni Renault, Stellantis, Aramis, Mobilians et la Plateforme Automobile autour d’un engagement commun. Son objectif est de lever l’un des principaux freins à l’achat : l’état de santé de la batterie. À ce jour, aucun texte n’oblige les revendeurs à fournir un certificat, même si de nombreux professionnels le proposent déjà.
Le pacte prévoit que les constructeurs donnent à tout vendeur professionnel un accès aux données utiles. De leur côté, les distributeurs doivent remettre gratuitement une information sur la santé de la batterie ou son autonomie résiduelle lors de chaque vente ou entretien. Un groupe de travail piloté par l’ADEME doit également harmoniser les méthodes de calcul.
Cette démarche prépare l’arrivée du passeport européen des batteries en février 2027. Celui-ci intégrera notamment un code QR afin d’assurer la traçabilité de la batterie et de faciliter l’accès aux données sur son état.
Depuis le début de septembre 2026, la prime accordée pour l’achat d’un modèle électrique d’occasion impose déjà une batterie affichant au moins 80 % de santé ou 200 km d’autonomie restante. La mesure de l’état de la batterie devient donc un critère concret d’éligibilité.
Pourquoi le SoH ne raconte pas toute l’histoire

Le SoH, ou état de santé, reste une estimation, et non un diagnostic complet. Pour établir un jumeau numérique de la batterie, le calcul s’appuie principalement sur les données du calculateur et des applications de test, notamment sur l’autonomie totale restante comparée à la valeur d’homologation.
Deux batteries affichant 90 % de SoH peuvent pourtant présenter des profils très différents. Dans l’une, quelques cellules peuvent être fortement dégradées, tandis que l’usure sera mieux répartie dans l’autre. Un bilan plus précis nécessiterait de mesurer séparément chaque cellule, notamment sa résistance interne et sa tension selon le niveau de charge.
Kia fait partie des premiers constructeurs à avoir communiqué sur des travaux de recherche et développement dans ce domaine. L’harmonisation des méthodes devra donc éviter que des certificats affichant le même pourcentage recouvrent des réalités techniques différentes.
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