Aller au contenu

Volkswagen ID. Buzz vise 2030 pour sa prochaine génération

Le Volkswagen ID. Buzz devrait avoir un successeur au plus tôt en 2030. Confirmée par Thomas Schäfer à Auto Express, cette relève devra répondre aux difficultés commerciales du modèle actuel. Plateforme SSP, batteries LFP envisagées et coûts de production seront au cœur des arbitrages.

Un Volkswagen ID. Buzz électrique au style inspiré du Combi historique. Nouveautés

Le Volkswagen ID. Buzz devrait attendre au moins 2030 pour être remplacé, avec un défi central pour son successeur : rendre le Combi électrique plus accessible sans sacrifier ses prestations.

Thomas Schäfer, le patron de Volkswagen, a confirmé à Auto Express qu’une relève était en préparation. Sa commercialisation n’interviendrait pas avant la fin de la décennie. L’actuelle génération doit donc poursuivre sa carrière plusieurs années, malgré des ventes encore éloignées des ambitions initiales.

Le constructeur visait 120 000 exemplaires par an dans le monde. Selon Automobilwoche, les volumes auraient atteint 60 700 unités en 2025, contre environ 28 700 en 2024. Malgré cette nette progression, le modèle reste à près de la moitié de son objectif. Son style immédiatement reconnaissable n’a pas suffi à transformer la sympathie du public en commandes au niveau espéré.

Le Volkswagen ID. Buzz confronté à son prix

Volkswagen a pourtant étoffé l’offre de son monospace électrique avec une version longue, une déclinaison GTX et un modèle utilitaire. L’espace à bord et les références au Combi lui donnent aussi une personnalité distincte dans la gamme électrique du constructeur.

Le tarif reste un obstacle. Aux États-Unis, le prix de départ atteignait 61 545 dollars. À ce niveau, la nostalgie se mesure à des critères très concrets : autonomie, recharge et prestations proposées pour une dépense comparable.

Le Type 2 conserve une image forte sur le marché américain, associée aux voyages et au camping. Cette histoire ne garantit toutefois pas que les acheteurs acceptent le prix demandé pour son héritier électrique.

L’ID. Buzz n’aurait enregistré que 6 140 ventes américaines en 2025. Volkswagen a suspendu sa commercialisation pour les millésimes 2026 et 2027, avec un retour prévu en 2028 après une mise à jour. Cette interruption illustre les difficultés du modèle sur un marché où son héritage devait pourtant constituer un atout.

Volkswagen ID. Buzz
Volkswagen ID. Buzz
Publicité – elle permet de soutenir ce blog gratuitement.

Une version moins chère, mais des compromis à accepter

En France, Volkswagen a introduit une version Pure à 46 990 euros après remise. Avec sa batterie de 59 kWh, elle annonce jusqu’à 330 km d’autonomie WLTP. Cette déclinaison abaisse le prix d’entrée, au prix d’une réserve d’énergie plus limitée que celle des versions supérieures.

Pour un véhicule familial destiné aussi aux départs en vacances, le prix d’achat ne fait pas tout. L’autonomie varie avec la vitesse et les conditions de circulation. Sur un long trajet, le temps passé aux bornes et la facilité à trouver une recharge adaptée pèsent directement sur l’usage.

L’actuel ID. Buzz repose sur la plateforme MEB, également utilisée par les ID.3 et ID.4. Son format volumineux et sa masse rendent les compromis techniques plus sensibles. Réduire la facture sans trop restreindre les possibilités de voyage constitue donc un enjeu majeur pour la suite.

L’habitacle offre une autre marge de progression. Les commandes tactiles ont montré leurs limites sur plusieurs modèles Volkswagen : devoir quitter la route des yeux pour une fonction courante peut transformer une présentation moderne en contrainte quotidienne. La prochaine génération devra aussi convaincre par sa simplicité d’utilisation.

Publicité – elle permet de soutenir ce blog gratuitement.

La plateforme SSP doit réduire les coûts de fabrication

Volkswagen développe depuis 2021 la plateforme SSP, destinée à remplacer progressivement plusieurs architectures du groupe. Ses retards expliquent en partie pourquoi le successeur du Combi électrique n’est pas attendu avant 2030.

Sur le plan industriel, l’objectif est de partager davantage de composants entre les modèles et de rationaliser la production. Pour le futur monospace, cela doit permettre de réduire les coûts dès la conception, plutôt que de compter uniquement sur des remises commerciales.

Volkswagen envisage également des batteries lithium-fer-phosphate, dites LFP, à la place des cellules nickel-manganèse-cobalt employées actuellement. Généralement moins coûteuse, cette technologie supporte bien les cycles de charge répétés.

Sa densité énergétique plus faible impose toutefois un compromis : elle peut compliquer la recherche d’une grande autonomie sans accroître le poids ou le volume de la batterie. Le choix des cellules ne suffira donc pas, à lui seul, à résoudre les questions de prix et de rayon d’action.

Une fabrication moins chère ne garantit pas non plus une baisse équivalente du tarif catalogue. Volkswagen cherche à retrouver une rentabilité satisfaisante sur ses électriques. Les économies pourraient ainsi servir autant les marges du constructeur que le budget des acheteurs.

Publicité – elle permet de soutenir ce blog gratuitement.

Hanovre et le style rétro face aux arbitrages

Le lieu de fabrication du successeur n’a pas été annoncé. L’actuel ID. Buzz est produit à Hanovre, mais le site allemand fait partie des installations concernées par les réflexions industrielles et les économies envisagées dans le groupe. Son maintien n’est donc pas acquis pour la prochaine génération.

Le dessin reste lui aussi inconnu. Volkswagen pourrait conserver des références au Combi originel tout en prenant ses distances avec le registre rétro actuel. Cela reste une possibilité, et non une orientation annoncée.

L’enjeu dépasse la fidélité à une silhouette historique. Le futur modèle devra aussi séduire des clients sans attachement particulier à l’ancien Combi. Pour eux, l’espace, l’autonomie, l’ergonomie et le prix pèseront davantage que les souvenirs. C’est sur ces critères que la relève devra justifier l’attente jusqu’à 2030, voire au-delà.

Recevez chaque semaine l’essentiel de l’actualité.

La rédaction

Les articles signés « La rédaction » sont préparés par l'équipe de Moteur Actu, éditée par Marion et Louis. Ils partent d'informations publiées par des médias spécialisés, des constructeurs, des équipes et des fédérations, toujours citées et liées sous l'article. Une première version est rédigée en français avec des outils d'intelligence artificielle, puis comparée automatiquement à sa source. C'est l'équipe qui choisit ce qui est publié et à quel moment. Une erreur ? Écrivez-nous depuis la page Contact.

Commentaires 0

Modérés avant publication

Ajouter un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *