Le séisme au Japon du 28 juillet a mis à l’arrêt plusieurs usines automobiles et pourrait entraîner une perte de production allant jusqu’à 20 000 véhicules.
Le séisme au Japon désorganise la production
Le tremblement de terre de magnitude 7,1 a frappé l’île de Kyushu le 28 juillet 2026. Ressenti jusqu’en Corée du Sud, il a fait au moins 38 morts et causé d’importants dégâts dans la région. Les suspensions d’activité se poursuivaient au début de la semaine du 3 août.
La production pourrait ainsi perdre jusqu’à 20 000 véhicules. Les perturbations ne se limitent pas à l’assemblage : elles touchent aussi la fabrication de composants électroniques, dont les semi-conducteurs. Les constructeurs doivent donc composer avec l’arrêt de leurs propres lignes, mais aussi avec les difficultés de leurs fournisseurs.
Toyota, Nissan, Mitsubishi et Aisin touchés
Chez Toyota, trois sites consacrés à l’assemblage de véhicules et à la fabrication de composants ont été temporairement arrêtés à Kyushu. Un autre site du constructeur, installé dans la préfecture d’Aichi, à environ 640 km de l’épicentre, a également suspendu son activité. Cette décision répond à des impératifs de sécurité et tient compte de la situation des distributeurs et fournisseurs du groupe.
Nissan a temporairement arrêté ses deux usines automobiles de Kyushu, principalement en raison des perturbations dans les livraisons de pièces. Mitsubishi Motors a pris une mesure similaire dans une usine d’Okayama.
Aisin Corporation a, de son côté, immobilisé temporairement des installations de la région pour des raisons de sécurité et de qualité. Fournisseur de pièces de transmission, de châssis et de carrosserie pour Toyota, Daihatsu, Nissan et Mitsubishi, l’équipementier témoigne de l’ampleur des perturbations, depuis la production des composants jusqu’à l’assemblage final.
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