Andrea Stella éteint la rumeur Ferrari

Andrea Stella éteint la rumeur Ferrari

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Le nom d’Andrea Stella circule à nouveau du côté de Ferrari, mais le patron de Mclaren n’a visiblement aucune envie d’alimenter le feuilleton. Alors que Gianpiero Lambiase est attendu à Woking, les spéculations sur un retour à Maranello ont repris de plus belle. Dans une F1 où le mercato ne concerne plus seulement les pilotes, mais aussi les ingénieurs, les stratèges et les dirigeants, l’Italien oppose un calme presque ironique.

Stella répond avec ironie

Andrea Stella a choisi d’en rire. « Honnêtement, certaines rumeurs récentes, y compris celles sur des salaires astronomiques et de mythiques pré-contrats, m’ont fait sourire », a-t-il expliqué. À ses yeux, la traditionnelle « silly season », habituellement lancée avant l’été, a simplement pris un peu d’avance.

Le principal intéressé connaît pourtant parfaitement Ferrari. Arrivé dans l’écurie italienne en 2000, il a été ingénieur de course pour Kimi Räikkönen, Fernando Alonso et Sebastian Vettel. Puis cap sur Woking en 2015, comme responsable des opérations en piste. Un parcours qui suffit à entretenir les rumeurs, même si Stella assure ne pas s’en laisser distraire. « Je suis désormais assez habitué à ce genre de choses et je les prends avec le sourire », a-t-il ajouté.

L’Italien a même poussé la réponse sur un terrain plus imagé. Il a parlé d’« un pâtissier envieux » qui aurait tenté de gâcher « la préparation d’un bon dessert dans la pâtisserie McLaren ». Avant de conclure, dans le même registre, que l’équipe savait parfaitement distinguer « les bons ingrédients » des « biscuits empoisonnés ».

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L’arrivée de Lambiase renforce McLaren

Si la rumeur Andrea Stella Ferrari a pris autant d’épaisseur, c’est aussi parce que l’arrivée de Gianpiero Lambiase chez McLaren a été lue comme le début possible d’un jeu de chaises musicales. Stella, lui, voit exactement l’inverse. À ses yeux, ce recrutement apporte à l’équipe « une grande quantité d’expertise et de potentiel » sur le long terme.

Au-delà du seul renfort, il y voit surtout un marqueur de plus : McLaren est redevenue attractive pour les profils les plus recherchés de la F1. Stella relie cette crédibilité au travail mené ces dernières années pour installer une culture capable de faire progresser les personnes et de les faire converger vers un objectif commun, dans un environnement qu’il décrit comme sain et agréable.

Le patron de McLaren estime aussi que les résultats en piste et l’éthique perçue de l’extérieur ont pesé dans la décision de Lambiase. Puis il a repris sa métaphore culinaire. Son arrivée serait « le glaçage sur le gâteau » d’une structure qui disposait déjà des bons ingrédients. Il précise que Lambiase occupera le poste de Chief Racing Officer, une fonction que Stella dit assurer actuellement en plus de son rôle de Team Principal, et sur laquelle Lambiase viendra l’épauler.

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Une organisation pensée pour durer

Au-delà du bruit autour de Ferrari, Stella a surtout insisté sur l’évolution profonde de la F1 moderne. Depuis ses débuts dans le championnat, le sport a changé de dimension. Les équipes ont dû s’adapter, notamment à l’allongement du calendrier, avec des conséquences directes sur l’engagement personnel et sur la qualité de vie.

C’est dans cette logique, explique-t-il, qu’il travaille depuis trois ans avec Zak Brown afin d’assurer la continuité du leadership et des compétences sur le long terme. Il insiste en particulier sur certains postes clés de l’équipe de course, là où l’intensification du calendrier se fait le plus sentir.

Le message, lui, ne laisse guère de place au doute. Andrea Stella ne nourrit pas la rumeur Ferrari. Il préfère mettre en avant la solidité de McLaren, sa capacité à attirer des profils de premier plan et sa volonté de bâtir une organisation faite pour durer.

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A propos de l'auteur

Quentin, rédacteur auto et amoureux du JDM: Toyota, Nissan, Honda, Mazda, Subaru, Mitsubishi, Lexus. Ici, je vous livre des essais “à hauteur de conducteur”, entre mesures fiables, anecdotes de route et conseils d’achat sans langue de bois.

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