En F1, le débat sur les règles ne retombe pas. Et Max Verstappen n’y va pas par quatre chemins. Le quadruple champion du monde ne parle pas d’un simple ajustement à apporter : à ses yeux, le problème est plus profond. Avec une idée très claire en tête : revoir un jour des moteurs V10 ou V8.
Verstappen pointe un problème de fond
Depuis le début de l’année, presque tous les pilotes ont fait part de réserves sur la réglementation, chacun avec son ton. Verstappen, lui, s’est montré frontal, jusqu’à évoquer l’idée de quitter la discipline. Il espère que les discussions en cours permettront d’améliorer la situation lors des prochaines courses, mais pour lui, le nœud du sujet reste ailleurs.
« Le fait que nous en parlions est déjà un progrès », explique-t-il. Puis il résume sa pensée sans détour : « fondamentalement, quelque chose ne va pas ». D’après lui, tout le monde ne le dira pas publiquement, mais le constat est bien là. Sa position est simple : il s’adapte, tout en restant en désaccord sur le fond.
Le Néerlandais projette même le débat au-delà de son propre avenir. « Même si j’arrête dans quelques années, je veux que cela reste un sport correct« , affirme-t-il. Et il enchaîne avec la formule qui relance immédiatement le débat : « Je veux que les V10 ou les V8 reviennent ! » Une sortie qui remet sur la table la question de l’identité mécanique de la F1.
Lambiase vers McLaren, Verstappen ne s’y oppose pas
Interrogé sur l’information annonçant Gianpiero Lambiase, son ingénieur de longue date et ami, partant pour Mclaren, Verstappen décrit un échange très direct. Lambiase lui a exposé l’offre reçue. En retour, le pilote néerlandais lui a fait comprendre qu’il devait la prendre très au sérieux.
« Je lui ai dit qu’il serait stupide de ne pas le faire. Nous avons déjà tout accompli ensemble », explique-t-il. Verstappen rappelle qu’une telle opportunité compte aussi pour la famille et pour la sécurité qu’elle peut offrir. Il précise même que Lambiase lui avait demandé une forme d’autorisation, et qu’il lui avait répondu qu’il devait absolument le faire.
De quoi éclairer leur relation. Verstappen ne minimise ni le poids de leur histoire commune, ni ce que représente une proposition de cette ampleur pour son ingénieur.
La Nordschleife, le plaisir malgré le danger
En dehors de la F1, Verstappen retrouve ce week-end le Nürburgring Nordschleife pour les qualifications de l’ADAC 24h, en préparation de la course de 24 heures du mois prochain. Il ne s’agit pas du circuit où McLaren et Mercedes ont testé plus tôt dans la semaine, mais bien de la boucle nord longue de 12,9 miles.
Le risque, lui, ne le freine pas. « Je sais que je peux avoir un gros accident là-bas, mais je n’ai pas peur, j’aime ça », dit-il. Il explique prendre beaucoup de plaisir sur ce tracé, au point d’en sortir heureux à chaque relais. C’est précisément ce qu’il recherche : prendre du plaisir en pilotant, même sur un circuit réputé dangereux.
À propos de la remarque de Jackie Stewart sur l’ancien Nürburgring, Verstappen nuance. Il dit être d’accord du point de vue de la F1, surtout pour les années 1960 et 1970, mais rappelle que le tracé a beaucoup changé depuis. Aujourd’hui, il estime que le circuit est acceptable. Il ajoute qu’un accident peut arriver ailleurs, et cite Suzuka comme autre exemple de piste dangereuse.
Les deux courses qualificatives du week-end dureront quatre heures chacune. L’objectif est clair : gagner encore de l’expérience, notamment en roulant vers la nuit ou à l’approche de la nuit. Il veut aussi peaufiner les procédures avec l’équipe et affiner encore le réglage de la voiture. Avec, en toile de fond, une variable bien connue sur la Nordschleife : une météo capable de changer d’une portion à l’autre du circuit.
Entre ses critiques sur les règles actuelles et son retour sur la Nordschleife, Verstappen reste fidèle à sa ligne. Il réclame une F1 différente sur le fond, tout en assumant pleinement son goût pour les défis hors norme.
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