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Aston Martin paie le retard du moteur Honda en F1

Koji Watanabe reconnaît près de deux ans perdus dans le développement du moteur Honda destiné à Aston Martin. La priorité donnée à l’électrique a retardé le travail sur le thermique, tandis que la deuxième spécification a gagné en puissance au prix d’un comportement dégradé.

La monoplace Aston Martin équipée du moteur Honda en piste en F1. F1

Le moteur Honda manque toujours de puissance chez Aston Martin, alors que Koji Watanabe reconnaît dans un entretien à Motorsport.com Japon avoir « perdu presque deux ans » de développement.

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Un programme lancé trop tard pour le moteur Honda

Le président de Honda Racing Corporation (HRC) fait la distinction entre la poursuite des recherches et la préparation d’un programme complet pour le règlement 2026. Si Honda a annoncé son retour en F1 en 2023, l’organisation technique nécessaire a tardé à se mettre en place.

Selon Watanabe, la décision de revenir a été prise un an après les autres motoristes. Le recrutement et la structuration du programme ont ensuite allongé les délais, portant le retard à près de deux saisons de développement. Une fois les équipes constituées, les plafonds budgétaires et les restrictions sur les essais au banc ont limité les possibilités de rattrapage.

À ce retard s’ajoute la priorité donnée à la batterie et au moteur électrique. Le dirigeant estime que les objectifs ont été atteints sur cette partie, mais ce choix a repoussé le développement du moteur thermique. Aston Martin en subit aujourd’hui les conséquences.

Pour situer Honda face à la concurrence, Watanabe s’appuie sur les données de la FIA utilisées pour le mécanisme ADUO. Elles placent Honda « clairement en dessous des moteurs des autres constructeurs », reconnaît-il, tout en précisant qu’il ne connaît pas les chiffres exacts de ses rivaux.

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Plus de puissance, mais un comportement dégradé

La spécification 2 illustre la difficulté du chantier : Honda a atteint le gain de puissance visé, mais les modifications de la combustion ont dégradé le comportement du moteur. Watanabe décrit des sensations de conduite proches de celles des débuts de la première spécification.

Ce gain ne s’est donc pas accompagné d’un moteur plus facile à exploiter. « Il manque toujours de la puissance », admet le patron de HRC. Pour les pilotes, la difficulté ne se résume pas au déficit de performance : la manière dont le moteur délivre sa puissance compte aussi.

Malgré ces problèmes, Watanabe maintient le cap du partenariat avec Aston Martin. « L’objectif est le même depuis le début », affirme-t-il, en appelant les deux partenaires à renforcer leur collaboration.

Ce travail se poursuivra avec un changement de direction. Watanabe prendra sa retraite le 1er janvier 2027, et Keiichi Yasuda lui succédera à la tête de HRC. Honda présente cette succession comme une rotation périodique, sans lien avec les difficultés en F1. Le prochain président aura donc une priorité : gagner en puissance sans rendre le moteur plus difficile à exploiter.

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