Charles Leclerc a retrouvé le podium à Singapour avec une deuxième place, mais juge les progrès de Ferrari encore insuffisants pour jouer la victoire sur la durée.
Il s’agit de son premier podium en Grand Prix depuis la Belgique. Le pilote Ferrari n’y voit pourtant pas la preuve que son écurie a comblé son retard. Il reconnaît que les petites nouveautés apportées à la monoplace ont permis de franchir un cap, mais son verdict reste net : « Ce n’est pas suffisant. »
Une attaque freinée par la dégradation des pneus
Leclerc a mis Max Verstappen sous pression en début de course, avant que la dégradation des pneus ne limite ses possibilités d’attaque. Se rapprocher du leader ne suffisait pas : il fallait aussi conserver assez de performance pour prolonger le duel.
Une stratégie différente lui a offert une nouvelle occasion plus tard dans la course. Mais en poussant fort au début de son dernier relais, le Monégasque a entamé la durée de vie de ses pneus. Il n’a donc pas pu maintenir son offensive sur la distance.
Satisfait que l’équipe ait tenté une autre voie vers la victoire, Leclerc estime avoir tiré le maximum de sa voiture. Il n’en réclame pas moins de nouvelles évolutions : « Nous devons encore apporter de nouvelles choses à la voiture pour être au niveau. »
Ferrari reste à distance au championnat
Cinquième du classement des pilotes avec 215 points, Leclerc compte 14 points de retard sur son coéquipier Lewis Hamilton et 125 sur le leader Kimi Antonelli. Ferrari occupe la deuxième place du championnat des constructeurs, à 134 points de Mercedes.
Ce podium améliore le bilan immédiat de l’écurie, sans effacer ces écarts. À Austin, Ferrari devra transformer les progrès observés à Singapour en un rythme permettant de tenir dans la lutte pour la victoire, et pas seulement de la lancer.







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