Le calendrier F1 reste sous surveillance en raison de la guerre au Moyen-Orient. Après l’annulation des manches de Bahreïn et de Djeddah, Stefano Domenicali craint surtout que la situation régionale ne pèse aussi sur d’autres Grands Prix en fin de saison.
Un calendrier F1 fragilisé par la guerre
Les courses de Bahreïn et d’Arabie saoudite ont été retirées du programme quelques semaines après le début du conflit. L’hypothèse d’un retour au calendrier a circulé, mais le patron de la F1 se montre très prudent.
« Comme avec le Covid, nous devons essayer d’être aussi pragmatiques que possible », explique Stefano Domenicali à L’Équipe. Selon lui, le retrait de Bahreïn et de Djeddah s’explique par l’impossibilité de s’y rendre aux dates prévues.
La F1 se retrouve face à une équation déjà connue depuis la pandémie : un Grand Prix ne se déplace pas comme un simple match. Le fret, les équipes, les infrastructures et les coûts obligent à prendre les décisions suffisamment tôt. Domenicali insiste aussi sur l’image du championnat : la F1 reste « un divertissement, un sport qui apporte de la joie et du plaisir », et doit aller dans des lieux où cette atmosphère peut réellement exister.
Qatar, Abu Dhabi et un plan de secours
L’inquiétude porte désormais sur les deux rendez-vous de fin d’année au Qatar et à Abu Dhabi. Les promoteurs vendent déjà des billets, avec des ventes jugées « très, très bonnes » par Domenicali. Mais la F1 devra trancher si la guerre se prolonge.
Le dirigeant confirme l’existence d’un plan de secours : si les deux courses de fin de saison ne peuvent pas avoir lieu, d’autres alternatives seront activées. Il n’en précise pas la nature. Istanbul et Silverstone ont toutefois été mentionnés ces dernières semaines, deux circuits déjà mobilisés pendant la période Covid, Silverstone ayant même accueilli deux courses en 2020.
Une piste est en revanche écartée : Las Vegas ne deviendra pas la finale de la saison. « Non, ce ne sera pas la dernière course du calendrier. Je peux le confirmer », assure Domenicali.
Quant au retour de Bahreïn et de Djeddah au programme, la marge paraît très faible. Reprogrammer les deux courses est jugé impossible par Domenicali, et même en replacer une seule « ne sera pas facile », faute de créneaux disponibles.
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