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GP d’Australie : Russell en pole, Mercedes impressionne

Le GP d'Australie commence avec une première ligne Mercedes, George Russell devant Kimi Antonelli. Isack Hadjar place Red Bull en troisième position après une qualification mieux maîtrisée que son week-end jusque-là.

GP d’Australie : Russell en pole, Mercedes impressionne F1
MELBOURNE, AUSTRALIA - MARCH 07: Third placed qualifier Isack Hadjar of France and Oracle Red Bull Racing in the Drivers Press Conference during qualifying ahead of the F1 Grand Prix of Australia at Albert Park Grand Prix Circuit on March 07, 2026 in Melbourne, Australia. (Photo by Joe Portlock/Getty Images) // Getty Images / Red Bull Content Pool // SI202603070310 // Usage for editorial use only //

Le GP d’Australie lance déjà un signal fort : à Melbourne, George Russell a décroché la pole devant Kimi Antonelli, offrant à Mercedes une première ligne 100 % maison. Derrière, Isack Hadjar a arraché le troisième temps avec Red Bull, au terme d’une séance qui a surtout mis en lumière la complexité des nouvelles monoplaces.

Russell souligne la force du package Mercedes

George Russell a dressé le bilan d’une journée très positive. Sa voiture s’est montrée de plus en plus performante à mesure que la piste refroidissait, un scénario qui convient souvent à Mercedes. Le Britannique y voit la confirmation du potentiel entrevu avant le début de saison, concrétisé dès ce premier samedi.

Russell ne minimise pas pour autant la difficulté du pilotage. Ces nouvelles F1 sont exigeantes, à la fois à conduire et à comprendre. La gestion de l’énergie, comme plusieurs procédures, complique nettement l’exercice. Il dit néanmoins apprécier leur philosophie, avec des voitures plus petites, plus légères et plus agiles, au point d’évoquer des sensations plus proches du karting que des monoplaces de l’an dernier.

Autre point martelé par le pilote anglais : l’avantage de Mercedes ne repose pas uniquement sur le moteur. Russell a salué le travail mené à Brixworth et Brackley, persuadé que le châssis est lui aussi d’un très haut niveau. L’écart de huit dixièmes avec la meilleure non-Mercedes l’a surpris, même s’il reconnaît que la baisse de la température de piste a clairement joué en faveur de son équipe.

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Antonelli revient du mur à la première ligne

La qualification de Kimi Antonelli a tout d’un retournement de situation. En FP3, l’Italien avait fini dans le mur. Quelques heures plus tard, il se retrouvait pourtant deuxième sur la grille. Entre les deux, il a surtout voulu mettre en avant le travail des mécaniciens, qu’il a désignés comme les héros du jour.

Antonelli a raconté avoir abordé la séance avec beaucoup de stress, au point d’imaginer un moment qu’il ne pourrait pas rouler. Il a aussi reconnu que le drapeau rouge lui avait offert un peu de temps supplémentaire. Surtout, il n’a pas vraiment eu l’occasion de régler sa voiture avant de repartir. Dans ces conditions, cette première ligne prend forcément une autre ampleur.

Son Q3 n’a d’ailleurs pas été parfait. Un blocage au virage 3 l’a immédiatement mis sous pression. Il a alors choisi de revenir à l’essentiel : faire un tour propre. Cela a suffi pour signer le deuxième temps. Comme Russell, il met en avant la qualité d’ensemble de la Mercedes. Le moteur compte, bien sûr, mais il décrit aussi une voiture très forte sur le plan du châssis, agile dans le lent et plus agréable à conduire. Il pointe seulement un léger manque d’appui à haute vitesse.

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Hadjar voit le podium, Russell reste prudent

Troisième, Isack Hadjar a admis que ce résultat allait au-delà des attentes du week-end. Le Français a expliqué que sa montée en régime jusqu’à la qualification avait été compliquée, au point de ne pas vraiment se voir capable de lutter pour le top 3. Ferrari et Mclaren lui semblaient même un peu devant.

Sa séance s’est finalement décantée au bon moment. Hadjar a trouvé le rythme progressivement, et son dernier tour lui a permis de s’intercaler derrière les deux Mercedes. Pour la course, il ne se raconte pas d’histoire sur le rythme pur des voitures allemandes. Son objectif est plus concret : réussir un meilleur départ, défendre sa place et viser un deuxième podium.

Russell, de son côté, refuse de voir le dimanche comme une formalité. Il estime que les départs, les pit stops et toute la gestion des procédures sont désormais bien plus délicats avec ces nouvelles F1. Sa priorité est donc claire : voir l’arrivée et éviter l’erreur. Mercedes a dominé la qualification du GP d’Australie, mais la course reste pleine d’inconnues.

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Louis

Louis, rédacteur en chef de Moteur Actu depuis 2024, couvre quotidiennement l'actualité automobile et la Formule 1. Spécialisé sur les véhicules électriques, l'industrie européenne et les nouveautés constructeurs, il décrypte les annonces, résultats financiers et tendances du marché auto.

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