Les pénalités de Pierre Gasly à Monaco disparaissent après une audience qui a mis en lumière une faille de mesure dans la voie des stands.
Pénalités de Pierre Gasly à Monaco : ce qui a changé
Pierre Gasly récupère le bénéfice de sa course monégasque. Les commissaires ont annulé les deux pénalités de 5 secondes infligées à la voiture 10 pour un dépassement présumé de la limite de vitesse dans la voie des stands, fixée à 60 km/h pour le GP de Monaco.
Ces sanctions avaient été ajoutées à son temps de course après l’arrivée. Leur retrait modifie la classification et entraîne un nouveau calcul des points pilotes et constructeurs. Alpine récupère également les dépôts versés pour ses deux demandes de droit de révision.
Le dossier a basculé avec un élément nouveau : toutes les infractions présumées relevées en course à Monaco concernaient la même première zone de chronométrage, située juste après l’entrée des stands. Les rapports avaient signalé Hamilton à 60,1 km/h, Russell à 60,1 km/h, Colapinto à 60,1 km/h, Gasly à 60,1 km/h, Piastri à 60,1 km/h, puis Gasly à 60,4 km/h.
Ce regroupement a nourri le doute. Alpine avait d’ailleurs prévenu Gasly à la radio après la pénalité de Colapinto : « Entrée des stands prudente, s’il te plaît. Entrée des stands prudente avec la vitesse ». Après la première sanction visant Gasly, l’équipe lui a demandé de se placer nettement sous la limite si un nouvel arrêt devenait nécessaire.
Une distance de chronométrage au cœur du verdict
La vitesse dans la pit lane est calculée sur une moyenne entre deux boucles de chronométrage. À Monaco, la première zone reposait sur une distance de 2692 cm. Des relevés LIDAR ont ensuite fait apparaître une distance théorique minimale de 2615 cm, soit 77 cm de moins.
Cette nuance a tout changé. Avec cette distance théorique, les deux passages de Gasly auraient donné 58,7 km/h et 58,8 km/h, donc sous la limite. Les commissaires ont retenu que la voiture ne pouvait pas suivre exactement la trajectoire la plus courte, en raison de sa largeur et du virage d’entrée des stands. L’écart leur a toutefois paru suffisamment important.
Les temps mesurés entre les deux boucles, 1,604 s puis 1,602 s, ont aussi pesé dans la décision. En supposant une moyenne réelle de 60 km/h, la distance parcourue aurait été de 2673 cm et 2670 cm, soit moins que la distance appliquée dans le système.
Les commissaires ont donc conclu que Gasly n’avait pas dépassé les 60 km/h dans cette portion. Ils ont également relevé que les barrières à l’entrée des stands avaient changé entre 2025 et 2026, ce qui pouvait ouvrir une trajectoire différente de celle des années précédentes.
Les autres pilotes sanctionnés restent, eux, liés aux pénalités déjà purgées. Le règlement ne donne pas aux commissaires le pouvoir de les effacer après coup, et aucune autre équipe n’a déposé de demande de révision dans le délai prévu.
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