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Red Bull: l’après Horner et le dossier Verstappen

Oliver Mintzlaff justifie le départ de Christian Horner comme une décision assumée et réfléchie. Il conteste les propos de Helmut Marko, rejette l’idée de clans internes et affirme que Max Verstappen n’a jamais exercé de pression, tout en le décrivant comme un atout unique pour l’équipe.

Christian Horner, Oliver Mintzlaff, Helmut Marko F1
JEDDAH, SAUDI ARABIA - APRIL 18: Oliver Mintzlaff, Managing director of Red Bull GmbH, Christian Horner, Team Principal of Oracle Red Bull Racing and Dr Helmut Marko, Team Consultant of Oracle Red Bull Racing talk in the Paddock during practice ahead of the F1 Grand Prix of Saudi Arabia at Jeddah Corniche Circuit on April 18, 2025 in Jeddah, Saudi Arabia. (Photo by Alex Pantling/Getty Images) // Getty Images / Red Bull Content Pool // SI202504180902 // Usage for editorial use only //

Dans une interview rare, Oliver Mintzlaff, directeur général de Red Bull GmbH, revient sur un sujet brûlant: le départ de Christian Horner et les rumeurs autour de Max Verstappen. Au-delà du bruit médiatique, cette prise de parole éclaire la logique interne de Red Bull, et la manière dont l’équipe veut gérer une transition aussi sensible.

Pourquoi Red Bull a acté le départ de Christian Horner

Mintzlaff explique que la décision de se séparer de Horner n’a pas été vécue comme un pari. Selon lui, l’entreprise était totalement alignée sur cette mesure et estimait qu’il fallait agir. Il insiste aussi sur un point: il ne se voit pas comme un manager qui «licencie facilement». Au contraire, il reconnaît le bilan sportif de Horner et ce qu’il a apporté à Red Bull.

Mais le message central est clair: une organisation ne peut pas «se reposer sur l’histoire». Quand les choses ne vont plus, il faut trancher entre laisser du temps et changer de leader. Red Bull dit avoir choisi d’ouvrir un nouveau chapitre, sans précipitation, mais sans nostalgie non plus.

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Mintzlaff répond aux déclarations de Helmut Marko

Le contexte est explosif, car Helmut Marko, lui aussi parti depuis, a récemment attribué à Horner des intentions de prise de contrôle après la mort de Dietrich Mateschitz en 2022. Marko a même avancé que Horner aurait été responsable d’un échec de Verstappen dans la quête d’un cinquième titre consécutif.

Mintzlaff se démarque nettement. Il renvoie ces propos à la responsabilité personnelle de Marko et affirme ne rien avoir de négatif à dire sur Horner. Il va plus loin: il dit être en désaccord avec les déclarations de Marko, tout en rappelant qu’il est «logique» qu’une organisation évolue avec le temps. Il souligne aussi la longévité exceptionnelle du duo Horner-Marko, présent depuis 2005, et invite à relativiser: garder la même équipe dirigeante plus de 20 ans est rare dans le sport de haut niveau.

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Rumeurs de clans et pression Verstappen: «C’est n’importe quoi»

Sur l’idée de factions internes, notamment un clan lié aux Verstappen qui utiliserait le contrat de Max comme levier, Mintzlaff est catégorique: «C’est du nonsense». Il affirme que les accords sont clairs et que Max n’a jamais formulé de demande auprès de lui. Même réponse concernant son manager et son père.

Le portrait qu’il dresse de Verstappen est très valorisant: le meilleur pilote du monde, direct sur ce qu’il veut, mais «pas une diva». Mintzlaff va jusqu’à dire qu’il est convaincu que Max restera «pour toujours» chez Red Bull, et qu’il aimerait le voir continuer dans un autre rôle après sa carrière. Il met en avant un point technique intéressant: la capacité de Verstappen à dialoguer à très haut niveau avec ses ingénieurs, grâce à son ressenti et sa compréhension de la voiture.

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Ce que cette sortie médiatique change, concrètement

Cette interview ne donne pas tous les détails, mais elle fixe une ligne: Red Bull veut présenter le départ de Horner comme une décision structurée, assumée, et tournée vers l’avenir. En parallèle, l’équipe cherche à couper court aux récits de guerre interne en verrouillant un message simple: Verstappen n’exerce pas de pression politique et la relation est saine.

Mintzlaff défend un changement de leadership qu’il juge nécessaire, prend ses distances avec les accusations de Marko, et ferme la porte aux rumeurs de clans autour de Verstappen. Red Bull tente ainsi de reprendre la main sur son récit, au moment où chaque silence alimente les spéculations.

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Louis

Louis, rédacteur en chef de Moteur Actu depuis 2024, couvre quotidiennement l'actualité automobile et la Formule 1. Spécialisé sur les véhicules électriques, l'industrie européenne et les nouveautés constructeurs, il décrypte les annonces, résultats financiers et tendances du marché auto.

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