Un pari industriel à l’approche de 2026
Le retour de Ford en F1 intervient à un moment charnière, alors que la saison 2026 marque une bascule réglementaire et ouvre un terrain largement inédit pour les motoristes. Une question domine : Red Bull saura-t-elle rester au sommet après avoir choisi de produire son propre moteur, une décision que certains, dans le paddock, jugent controversée.
Le précédent récent rappelle à quel point un changement de règles peut se payer cher. Renault n’aurait pas réussi la refonte précédente, au point que le constructeur français a depuis quitté la discipline. Red Bull avait alors trouvé une solution avec Honda, qui a motorisé l’équipe vers des titres successifs, tout en annonçant, avant même le premier sacre, son intention de se retirer.
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De Honda à Ford, une transition sous tension
Honda a finalement continué à fournir Red Bull et Racing Bulls jusqu’à la fin de la saison 2025, avant de revenir sur sa décision et de préparer un retour en Formule 1 comme partenaire d’Aston Martin. Dans ce nouvel échiquier, Red Bull a maintenu sa stratégie d’indépendance moteur et a réussi à convaincre Ford de s’associer à l’aventure.
L’accord replace l’ovale bleu dans un championnat où la marque possède une histoire marquante, même si l’époque glorieuse renvoie surtout au moteur Cosworth financé par Ford. Le Ford DFV, et ses dérivés, figurent parmi les blocs les plus titrés de la discipline, avec de nombreux championnats et 176 victoires entre 1967 et 1983.
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Un héritage sportif, des souvenirs contrastés
Le DFV avait d’ailleurs signé sa première victoire dès ses débuts, grâce à Jim Clark au volant de la Lotus 49, lors de l’épreuve de Zandvoort en 1967. Une référence qui nourrit l’image d’un constructeur capable de marquer la F1, même si les tentatives plus récentes ont laissé un souvenir moins flatteur.

Ford a notamment connu un passage plus difficile via Jaguar, après le rachat de l’écurie Stewart Grand Prix en 2000, avant de revendre l’opération à Red Bull en 2004. Un rappel utile, au moment où la marque revient dans un environnement où la réussite ne se décrète pas.
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Rushbrook : Verstappen compte, mais Ford ne veut pas dépendre d’un seul pilote
Mark Rushbrook, directeur mondial des programmes course de Ford, insiste auprès de Motorsport Italy sur un point : l’engagement ne se résume pas à Max Verstappen. Il décrit le Néerlandais comme un « talent générationnel » et souligne l’importance d’avoir un champion dans une voiture équipée d’un groupe propulseur Red Bull Ford.

Le discours met néanmoins l’accent sur la structure. Rushbrook dit sa confiance dans l’équipe, dans le moteur et dans les personnes qui conçoivent la monoplace. Il rappelle aussi que l’exploitation maximale dépend du pilote, tout en affirmant que Ford n’entend pas lier son avenir à la présence d’un seul nom : si Verstappen devait partir, l’objectif resterait de poursuivre avec d’autres pilotes.
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Rumeurs de marché et défi du nouveau groupe propulseur
Les spéculations ont accompagné une partie de la saison 2025, surtout lorsque Red Bull a perdu du terrain face à McLaren, avec des rumeurs envoyant Verstappen chez Mercedes. L’attention se porterait désormais davantage sur Aston Martin, où une réunion avec Adrian Newey et Honda serait possible, selon les bruits de paddock évoqués dans le texte.
Rushbrook assure que ses commentaires sont « indépendants de Max » et réaffirme une intention claire : être en piste pour gagner et viser l’avant de la grille. Il reconnaît l’ampleur du défi que représente un groupe propulseur entièrement nouveau, tout en promettant un engagement total pour atteindre le niveau visé, même si les résultats initiaux ne correspondaient pas aux attentes.
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Verstappen impliqué dans le projet moteur
Malgré des doutes déjà exprimés sur le nouveau groupe propulseur, Verstappen se rendrait régulièrement sur le site dédié aux motorisations. Rushbrook indique qu’il a visité les installations à plusieurs reprises, à la fois pour suivre l’avancement et pour soutenir le moral des équipes.
Cette présence est présentée comme un signal positif en interne : voir l’intérêt du pilote et son implication compterait pour les équipes, tout en pouvant renforcer sa confiance dans ce qui est préparé pour 2026.






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