La FIA encadre les jantes en F1 dès 2027 en imposant une même spécification entre les qualifications et la course, sans interdire leur développement.

Le Conseil mondial du sport automobile a approuvé cette nouvelle règle, qui entrera en vigueur au début de la saison 2027. Les écuries ne pourront plus choisir une configuration adaptée au tour lancé, puis en monter une autre pour les relais de course.
La restriction concerne le changement de spécification, pas la conception des jantes. Ferrari et McLaren, qui explorent cette voie pour mieux gérer la température des pneus, pourront donc poursuivre leurs recherches. Leurs solutions ne sont pas déclarées illégales : cette décision ne constitue pas une sanction contre les deux équipes.
Pourquoi les jantes en F1 influencent les pneus
Une jante ne sert pas seulement à maintenir le pneu : sa conception peut modifier les échanges de chaleur entre les freins, la roue et la gomme. Elle contribue ainsi à la gestion thermique des pneus, dont les besoins varient selon les séances.
En qualifications, l’objectif est d’atteindre rapidement la bonne fenêtre de température pour exploiter le pneu sur un tour. La course exige aussi de contenir la surchauffe pour préserver les performances pendant un relais. Avec deux configurations, les écuries pourraient répondre séparément à ces contraintes.
Ferrari a déjà introduit une nouvelle conception de jantes en cours de saison et travaillé sur la température de ses gommes, notamment à l’arrière. De son côté, McLaren étudie ces solutions pour faciliter la chauffe des pneus avant tout en maîtrisant celle des pneus arrière.
Un choix technique à conserver pour la course
Le règlement impose une seule spécification à partir de l’entrée de la monoplace en pré-parc fermé avant le sprint ou le Grand Prix. Il précise également qu’une jante est considérée comme utilisée dès que la voiture quitte la voie des stands avec elle.
Les ingénieurs pourront donc toujours concevoir et faire évoluer leurs jantes, mais plus les spécialiser entre qualifications et course sur un même rendez-vous. La FIA cherche ainsi à éviter une multiplication des configurations et les dépenses supplémentaires qu’elle pourrait entraîner.
Pour les écuries, le travail portera davantage sur le compromis : obtenir une montée en température suffisante pour le tour rapide, sans pénaliser la tenue des pneus sur la durée.





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