La domination de Mercedes en F1 en début de saison a laissé place à une lutte avec Ferrari, McLaren et Red Bull, estime l’écurie à l’approche du GP des États-Unis.
Victorieuse des six premières courses, Mercedes ne tient plus son avantage pour acquis. À Austin, la hiérarchie dépendra autant du tracé et de la météo que de la capacité des quatre équipes à réussir leur week-end. Simone Resta, directeur de l’ingénierie, estime ainsi que l’écurie ne peut plus être certaine de disposer de la meilleure monoplace sur un circuit donné.
Les écarts moyens avec la pole position entre la Hongrie et Singapour illustrent ce resserrement : Mercedes affiche 0,162 seconde, contre 0,277 pour Ferrari, 0,283 pour McLaren et 0,339 pour Red Bull. Le résultat atypique de Bakou pèse toutefois sur cette comparaison.
Sans cette manche, Ferrari passe à 0,184 seconde, devant Mercedes à 0,189 et McLaren à 0,191. Red Bull suit à 0,233 seconde. Sur cet indicateur, les quatre écuries tiennent donc dans une fenêtre de 0,049 seconde. Entre Mercedes et McLaren, l’écart se réduit même à deux millièmes.
Ces moyennes ne constituent pas un classement de championnat et ne tiennent compte ni des charges de carburant, ni des pneus, ni des particularités des circuits. Elles montrent néanmoins à quel point la marge s’est réduite en qualifications.
Pour Bradley Lord, directeur de la communication de Mercedes, l’équipe a désormais « une vraie bataille à mener ». Le récent enchaînement de trois GP a mêlé un rythme solide, des erreurs opérationnelles et des occasions manquées.
Mercedes conserve les points accumulés pendant sa série victorieuse. Reste, à Austin, à retrouver une marge mesurable : la seule performance de sa monoplace ne suffit plus à lui garantir l’ascendant sur ses trois rivales.





Commentaires 0
Modérés avant publication